CHAPITRE V
Résultats & Discussion

 

 
 
 
 
 

 
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Les protéobactéries étaient composées de sous-divisions Alpha et Gammaproteobacteria. Nos
résultats sont en accord avec ceux obtenus précédemment (Mahjoubi et al., 2013). Ces
auteurs ont isolé des bactéries dégradant les hydrocarbures à partir d’un site contaminé en
Tunisie et le groupe bactérien dominant était aussi les protéobactéries. Nos résultats sont
aussi en accord aussi avec ceux d’autres études (Juhasz et Naidu, 2000 ; Vasconcellos et al.,
2009; Ben Said et al., 2010) qui ont indiqué que ces bactéries sont indigènes des
environnements marins pollués par les hydrocarbures et pourraient jouer un rôle écologique
important dans la bioremédiation. D’autres études ont également montré que la plupart des
isolats bactériens des environnements contaminés par les hydrocarbures sont à Gram négatif
appartenant à la sous-classe gamma-protéobactéries (Batista et al., 2006). Leur dominance
peut être expliquée par leur membrane lipopolysaccharide qui peut jouer le rôle de
biosurfactant (Vasconcellos et al., 2009).
Du point de vue diversité taxonomique, la classe des Gammaproteobacteria est la plus
représentée avec quatre genres et neuf espèces. Les souches appartenant à cette classe ont été
détectées comme les principaux dégradeurs d'hydrocarbures pétroliers (Gao et al., 2015).
Des changements dans la composition de la communauté bactérienne sont généralement
observés après un apport d'hydrocarbures, ce qui provoque une pression sélective qui entraîne
une perte de diversité et un enrichissement de la communauté par des membres capables de
tolérer et / ou de dégrader les hydrocarbures (Acosta-González et Marqués, 2016). Une
tendance commune s'observe dans le déplacement des communautés microbiennes vers des
sites hautement contaminés, ce qui entraîne généralement la prédominance des
gammaprotéobactéries, considérées comme les espèces microbiennes "les mieux adaptées"
dans les environnements pollués (Fuentes et al., 2014).
Dans nos conditions expérimentales et dans toutes les stations d'échantillonnage, Alcanivorax
est le genre le plus prépondérant et le plus souvent isolé (9 isolats) et était représenté par trois
espèces: Alcanivorax borkumensis (5 isolats), Alcanivorax xenomutans (3 isolats) et
Alcanivorax dieselolei (1 isolat).
Les espèces d’Alcanivorax sont des bactéries à Gram négatif qui nécessitent généralement un
hydrocarbure aliphatique comme seule source de carbone pour leur croissance. La possibilité
d’utiliser le pétrole comme source d’énergie dans des environnements pollués rend les
espèces d’Alcanivorax pertinentes sur le plan biotechnologique pour la bioremédiation.
L’espèce type du genre est Alcanivorax borkumensis qui a été isolée de l’île de Borkum, dans
la mer du Nord, située près de la frontière germano-néerlandaise (Yakimov et al., 1998). C’est
le premier et le plus étudié des membres de ce genre (Schneiker et al., 2006).
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