Chapitre II : Zone d’étude et contexte territorial
37
à 5,2 % pour baisser à 1,6 % entre 1998 et 2008. Ce dernier taux est identique à celui de la
moyenne nationale et correspond au profil de croissance naturelle.
Il est remarqué qu’après son évolution à un rythme fortement distingué de 5,2%, le taux de
croissance démographique de la ville d’Alger, a connu une chute, pour revenir à l’évolution
tout à fait naturelle de 1,6 %.
La montée démographique, très accélérée, qui a caractérisé la période allant de 1987 à 1998, a
été causée essentiellement par la grave détérioration de la situation sécuritaire au niveau du
pays et particulièrement dans les zones rurales qui ont connu un exode massif vers les villes.
Le retour au taux normal d’évolution, quant à lui, résulte de la stabilité et de la quiétude
reconquise.
5. Évolution des limites administratives de la wilaya d’Alger :
Le mouvement d’urbanisation de la capitale s’est logiquement accompagné sur le plan
administratif d’un élargissement des limites de l’agglomération d’Alger. Le périmètre de
planification a donc été agrandi. De 15 communes en 1978, il est passé à 28 en 1990 et 57 en
2000. Les dernières communes annexées à la wilaya d’Alger étaient rattachées aux wilayas
limitrophes de Tipaza, Boumerdes et Blida. Ces communes servent traditionnellement de
réceptacle aux populations issues de la ville-centre et des communes immédiatement
limitrophes d'Alger. Compte tenu de ce processus centrifuge, il serait logique d'étendre le
territoire administratif de la métropole algéroise au-delà de ses limites actuelles.
Le rattachement de plusieurs communes à la wilaya d'Alger a débouché sur la création d'un
nouveau système d'administration spécifique, appelé "Gouvernorat du Grand Alger" ayant
compétence sur le périmètre de la wilaya représenté dans la figure II.5. Cette réforme
administrative a en outre supprimé l'échelon intermédiaire entre wilaya et commune, les daïras,
qui regroupaient chacune quelques communes et relayaient l'autorité de la wilaya localement
(par exemple pour la mise en œuvre des plans d'urbanisme). À la place, de nouveaux
arrondissements urbains ont été créés au sein de l'agglomération, qui couvre la commune
d'Alger et sa proche périphérie, soit un périmètre moins étendu que les anciennes daïras. Ces
arrondissements manifestent une certaine déconcentration du pouvoir justifiée par l'ampleur des
défis de la gestion urbaine dans cette zone.
37
à 5,2 % pour baisser à 1,6 % entre 1998 et 2008. Ce dernier taux est identique à celui de la
moyenne nationale et correspond au profil de croissance naturelle.
Il est remarqué qu’après son évolution à un rythme fortement distingué de 5,2%, le taux de
croissance démographique de la ville d’Alger, a connu une chute, pour revenir à l’évolution
tout à fait naturelle de 1,6 %.
La montée démographique, très accélérée, qui a caractérisé la période allant de 1987 à 1998, a
été causée essentiellement par la grave détérioration de la situation sécuritaire au niveau du
pays et particulièrement dans les zones rurales qui ont connu un exode massif vers les villes.
Le retour au taux normal d’évolution, quant à lui, résulte de la stabilité et de la quiétude
reconquise.
5. Évolution des limites administratives de la wilaya d’Alger :
Le mouvement d’urbanisation de la capitale s’est logiquement accompagné sur le plan
administratif d’un élargissement des limites de l’agglomération d’Alger. Le périmètre de
planification a donc été agrandi. De 15 communes en 1978, il est passé à 28 en 1990 et 57 en
2000. Les dernières communes annexées à la wilaya d’Alger étaient rattachées aux wilayas
limitrophes de Tipaza, Boumerdes et Blida. Ces communes servent traditionnellement de
réceptacle aux populations issues de la ville-centre et des communes immédiatement
limitrophes d'Alger. Compte tenu de ce processus centrifuge, il serait logique d'étendre le
territoire administratif de la métropole algéroise au-delà de ses limites actuelles.
Le rattachement de plusieurs communes à la wilaya d'Alger a débouché sur la création d'un
nouveau système d'administration spécifique, appelé "Gouvernorat du Grand Alger" ayant
compétence sur le périmètre de la wilaya représenté dans la figure II.5. Cette réforme
administrative a en outre supprimé l'échelon intermédiaire entre wilaya et commune, les daïras,
qui regroupaient chacune quelques communes et relayaient l'autorité de la wilaya localement
(par exemple pour la mise en œuvre des plans d'urbanisme). À la place, de nouveaux
arrondissements urbains ont été créés au sein de l'agglomération, qui couvre la commune
d'Alger et sa proche périphérie, soit un périmètre moins étendu que les anciennes daïras. Ces
arrondissements manifestent une certaine déconcentration du pouvoir justifiée par l'ampleur des
défis de la gestion urbaine dans cette zone.
