Chapitre I :
Généralités.
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I.5. Alimentation
L’Artemia est un crustacé filtreur obligatoire non sélectif, qui, à l’aide de ses antennes et
thoracopodes, capte les particules alimentaires en suspension. Son alimentation est basée
sur le phytoplancton vivant, constitué d'algues microscopiques ; Dunaliella Sp et autres
Diatomées et Cyanophycées, car ils sont relativement faciles à cultiver et de plus, une
nourriture considérée comme de bonne qualité. Ainsi que la capture des bactéries
halophiles externes (Halobacterium et Holococcus), de petits protozoaires et d’autres
particules organiques en suspension dans son milieu de vie naturelle, si le milieu est pauvre
en nourriture, la croissance de l'Artemia sera lente et une forte mortalité sera observée
(Bezzi et Houhech, 2015).
I.6. Reproduction
La reproduction de l’Artemia fut étudiée par Goldshmitt (1952) et par Fautrez et
Furlefan (1971). Les populations d’Artemia présentent deux types de reproduction :
sexuée avec la présence de mâles et femelles et asexuée ou parthénogénétique avec la
présence exclusive de femelles (clones parthénogénétiques).
Les deux types de femelles (sexuées ou asexuées) peuvent donner deux classes de
descendance : un embryon qui achève son développement embryonnaire à l’intérieur de
l’utérus de la femelle et naisse comme nauplii parfaitement formé (ovovivipare) ou bien
des embryons qui, une fois atteignent le stade blastula avancé ou début de la gastrula,
entrent en stade de diapause, se recouvrent de l’enveloppe tertiaire résistante secrétée par
une glande au niveau de l’utérus (glande coquillière). Ils sont ensuite émis dans le milieu
comme cystes (ovipare) (Gilbert, 1991).
Exceptionnellement, certains cystes éclosent immédiatement après être émis par la femelle,
appelés cystes spontanés (Dutrieu, 1960).
La majorité des cystes restent dans l’état de cryptobiose ou de diapause avec un
métabolisme suspendu jusqu’à ce que les conditions du milieu soient favorables pour
amorcer la désactivation de la diapause. Les facteurs qui déclenchent le processus
d’oviparisme restent un sujet de larges discussions. Drinkwater et Clegg (1991) concluent
que ce sont les facteurs environnementaux (température, pH, oxygène dissout…etc.), qui
déterminent le mode de reproduction chez l’Artemia et sont spécifiques et multiples pour
chaque population. On suppose qu’en conditions environnementales favorables, le
processus de développement ovovivipare est habituel.
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Determination d\'une partie de la flore bactérienne associee aux cystes d\'ARTEMIA (Leach 1819): - 21/81

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