Chapitre premier
Généralités
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
19
5.7.1.3. Impacts sur le zooplancton
L’impact sur la communauté zooplanctonique est moins évident car il est difficile de
distinguer des phénomènes anormaux d’une variabilité naturelle qui est liée aux conditions
écologiques comme le brassage ou la saisonnalité. Toutefois, une marée noire entraîne
inévitablement des effets (Fattal, 2008).
Par exemple, un an après la catastrophe de l’Amaco Cadiz et malgré le fort taux de
renouvellement du zooplancton, celui-ci a continué à connaître des perturbations dans les
zones côtières (CEDRE, 2000 in Fattal, 2008).
5.7.2. Impacts sur le milieu benthique
5.7.2.1. Impacts sur le phytobenthos
Les algues benthiques ont un faible, sensibilité aux hydrocarbures. Les effets à court
terme, spectaculaire, se traduisent par l’engluage ou la brûlure des tissus dans le cas d’un
contact direct avec le pétrole. Les conséquences économiques sont alors importantes pour les
espèces exploitées. Les effets à long terme sont peu importants, en générale, une bonne
restauration des champs d’algues est constatée quelques temps après la disparition de la
perturbation (Bodennec et al, 1983 in Sallali, 1996)
5.7.2.2. Impacts sur le zoobenthos
Cet écosystème est le plus fragile. Le pétrole peut détruire rapidement les organismes
benthiques par immobilisation, asphyxie, intoxication et narcose. Les espèces sessiles sont les
plus sensibles que les espèces douées d’une relative mobilité.
En raison de piégeage des hydrocarbures dans les sédiments, les mortalités sont plus
fortes pour la macrofaune des substrats meubles que pour celle des milieux rocheux. A plus
long terme, les mortalités sont probables mais difficile à évaluer. Tout fois une pollution des
peuplements macrobenthiques, due à l’inégale vulnérabilité spécifique, se traduit par
l’apparition d’espèces opportunistes et indicatrices de pollution.
En fin, les effets des hydrocarbures sur ce maillon trophique sont encore très peu
connus (Bodennec et al, 1983 in Sallali, 1996)
5.7.3. Impacts sur les oiseaux et les mammifères
5.7.3.1. Les oiseaux
Les oiseaux comptent parmi les êtres les plus sensibles au contact avec le pétrole. Les
plumes de l'oiseau absorbent facilement cette substance. Lorsque cette situation survient,
l'isolation au froid, l'imperméabilité et la flottabilité de l'oiseau diminuent. Il suffit d'une
goutte de pétrole de très petite taille sur ses plumes pour neutraliser les propriétés isolantes et
imperméables de son plumage. Une telle goutte a le même effet qu'un trou minuscule dans la
combinaison étanche d'un plongeur; le corps de l'oiseau, qui est à 40 °C, est rapidement
refroidi par l'eau, qui est à peine au dessus de 0 °C. L'oiseau se fait aussi empoisonner par le
pétrole lorsqu'il se lave, ce qui le porte inévitablement à mourir d'hypothermie,
d'empoisonnement ou de faim.
Généralités
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
19
5.7.1.3. Impacts sur le zooplancton
L’impact sur la communauté zooplanctonique est moins évident car il est difficile de
distinguer des phénomènes anormaux d’une variabilité naturelle qui est liée aux conditions
écologiques comme le brassage ou la saisonnalité. Toutefois, une marée noire entraîne
inévitablement des effets (Fattal, 2008).
Par exemple, un an après la catastrophe de l’Amaco Cadiz et malgré le fort taux de
renouvellement du zooplancton, celui-ci a continué à connaître des perturbations dans les
zones côtières (CEDRE, 2000 in Fattal, 2008).
5.7.2. Impacts sur le milieu benthique
5.7.2.1. Impacts sur le phytobenthos
Les algues benthiques ont un faible, sensibilité aux hydrocarbures. Les effets à court
terme, spectaculaire, se traduisent par l’engluage ou la brûlure des tissus dans le cas d’un
contact direct avec le pétrole. Les conséquences économiques sont alors importantes pour les
espèces exploitées. Les effets à long terme sont peu importants, en générale, une bonne
restauration des champs d’algues est constatée quelques temps après la disparition de la
perturbation (Bodennec et al, 1983 in Sallali, 1996)
5.7.2.2. Impacts sur le zoobenthos
Cet écosystème est le plus fragile. Le pétrole peut détruire rapidement les organismes
benthiques par immobilisation, asphyxie, intoxication et narcose. Les espèces sessiles sont les
plus sensibles que les espèces douées d’une relative mobilité.
En raison de piégeage des hydrocarbures dans les sédiments, les mortalités sont plus
fortes pour la macrofaune des substrats meubles que pour celle des milieux rocheux. A plus
long terme, les mortalités sont probables mais difficile à évaluer. Tout fois une pollution des
peuplements macrobenthiques, due à l’inégale vulnérabilité spécifique, se traduit par
l’apparition d’espèces opportunistes et indicatrices de pollution.
En fin, les effets des hydrocarbures sur ce maillon trophique sont encore très peu
connus (Bodennec et al, 1983 in Sallali, 1996)
5.7.3. Impacts sur les oiseaux et les mammifères
5.7.3.1. Les oiseaux
Les oiseaux comptent parmi les êtres les plus sensibles au contact avec le pétrole. Les
plumes de l'oiseau absorbent facilement cette substance. Lorsque cette situation survient,
l'isolation au froid, l'imperméabilité et la flottabilité de l'oiseau diminuent. Il suffit d'une
goutte de pétrole de très petite taille sur ses plumes pour neutraliser les propriétés isolantes et
imperméables de son plumage. Une telle goutte a le même effet qu'un trou minuscule dans la
combinaison étanche d'un plongeur; le corps de l'oiseau, qui est à 40 °C, est rapidement
refroidi par l'eau, qui est à peine au dessus de 0 °C. L'oiseau se fait aussi empoisonner par le
pétrole lorsqu'il se lave, ce qui le porte inévitablement à mourir d'hypothermie,
d'empoisonnement ou de faim.
