Chapitre premier
Généralités
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
14
5.5.3. Evaporation
Le passage d’un hydrocarbure fluide à sa forme gazeuse est plus ou moins long. Il
dépend de :
la nature du pétrole ;
des conditions climatiques (vent et température) ;
l’épaisseur de la nappe ;
l’agitation de l’eau.
Il est possible de prévoir expérimentalement la fraction évaporée d’un pétrole en
fonction des paliers de distillation (Michel, 1982 in Fattal, 2008). Plus le pétrole est léger,
plus il a un taux d’évaporation important.
5.5.4. Dissolution
La dissolution est un processus de dissociation des molécules du pétrole dans l’eau de
mer et il est généralement réduit. En effet, les hydrocarbures sont faiblement solubles et
seules les fractions aromatiques légères se dissoudre au contact de l’eau (Fattal, 2008).
Cette dissolution qui disperse le polluant est en fonction de :
la viscosité ;
taux de solubilité de l’hydrocarbure ;
la température ;
l’agitation de l’eau.
5.5.5. Emulsion
Elle dépend du type d’hydrocarbure et de l’état de la mer. En effet, pour que l’émulsion
se fasse, il faut un brassage des hydrocarbures. Si celui-ci devenait trop important, les
émulsions ne seraient pas stables et on assisterait à une dispersion (Chalansonner et Joyeux,
2005 in Fattal, 2008). On peut distinguer deux processus inverses :
Emulsion de l’huile dans l’eau (émulsion directe) : concerne les pétroles légers et
moyens. Elle se manifeste par la fragmentation de la nappe en gouttelettes de
pétrole, qui s’intègrent à la colonne d’eau.
Emulsion de l’eau dans l’huile (émulsion inverse avec « mousse ») : favorisée par
le brassage, elle intègre des microgouttelettes d’eau à la nappe d’hydrocarbures.
Alors que ce processus entraîne une augmentation du volume et de la viscosité. Le
produit final est stable, épais et plus volumineux.
5.5.6. Floculation
La floculation résulte de l’agrégation des fines, contenues dans l’eau de mer, sur les
micro-gouttelettes de pétrole. Grâce aux charges électriques des ions contenus dans l’eau de
mer, les fines peuvent se fixer au pétrole. Ce « clay-oil-floculation », observé au moment de la
catastrophe de l’Exxon Valdez, ne se réalise que si le pétrole est peu visqueux et qu’il y a un
brassage suffisant pour favoriser l’agglomération (Page-Jones, 1996 in Fattal, 2008).
Généralités
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
14
5.5.3. Evaporation
Le passage d’un hydrocarbure fluide à sa forme gazeuse est plus ou moins long. Il
dépend de :
la nature du pétrole ;
des conditions climatiques (vent et température) ;
l’épaisseur de la nappe ;
l’agitation de l’eau.
Il est possible de prévoir expérimentalement la fraction évaporée d’un pétrole en
fonction des paliers de distillation (Michel, 1982 in Fattal, 2008). Plus le pétrole est léger,
plus il a un taux d’évaporation important.
5.5.4. Dissolution
La dissolution est un processus de dissociation des molécules du pétrole dans l’eau de
mer et il est généralement réduit. En effet, les hydrocarbures sont faiblement solubles et
seules les fractions aromatiques légères se dissoudre au contact de l’eau (Fattal, 2008).
Cette dissolution qui disperse le polluant est en fonction de :
la viscosité ;
taux de solubilité de l’hydrocarbure ;
la température ;
l’agitation de l’eau.
5.5.5. Emulsion
Elle dépend du type d’hydrocarbure et de l’état de la mer. En effet, pour que l’émulsion
se fasse, il faut un brassage des hydrocarbures. Si celui-ci devenait trop important, les
émulsions ne seraient pas stables et on assisterait à une dispersion (Chalansonner et Joyeux,
2005 in Fattal, 2008). On peut distinguer deux processus inverses :
Emulsion de l’huile dans l’eau (émulsion directe) : concerne les pétroles légers et
moyens. Elle se manifeste par la fragmentation de la nappe en gouttelettes de
pétrole, qui s’intègrent à la colonne d’eau.
Emulsion de l’eau dans l’huile (émulsion inverse avec « mousse ») : favorisée par
le brassage, elle intègre des microgouttelettes d’eau à la nappe d’hydrocarbures.
Alors que ce processus entraîne une augmentation du volume et de la viscosité. Le
produit final est stable, épais et plus volumineux.
5.5.6. Floculation
La floculation résulte de l’agrégation des fines, contenues dans l’eau de mer, sur les
micro-gouttelettes de pétrole. Grâce aux charges électriques des ions contenus dans l’eau de
mer, les fines peuvent se fixer au pétrole. Ce « clay-oil-floculation », observé au moment de la
catastrophe de l’Exxon Valdez, ne se réalise que si le pétrole est peu visqueux et qu’il y a un
brassage suffisant pour favoriser l’agglomération (Page-Jones, 1996 in Fattal, 2008).
