Introduction
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
2
Introduction
«Avec deux cuillerées à soupe d'huile, je peux recouvrir le lac Léman» avait coutume de
dire le physicien et chimiste américain Irving LANGMUIR, Prix Nobel de Chimie en 1932,
qui a étudié les couches minces, mono moléculaires, qui portent son nom. Nous avons tous eu
l'occasion de le constater un jour ou l'autre, lorsqu'un hydrocarbure léger est répandu sur un
liquide, une infime quantité est suffisante pour en recouvrir une grande surface, où commence
en mer la pollution par hydrocarbure.
L’exploitation humaine des gisements de pétrole n’a cessé d’augmenter depuis le début du
siècle dernier. L’extraction, le transport et l’utilisation de cette source d’énergie entraînent des
risques de pollution (accidentelle et chronique) pour l’environnement pouvant influencer
l’équilibre écologique et parfois entraîner la destruction de l’écosystème (Bouchez et al,
1996).
Près de 30 % des hydrocarbures rejetés en Méditerranée forment de goudron qui se dépose
sur les plages. Les différents débris en plastique et les déchets solides provenant des
décharges côtières et des navires, peuvent menacer la faune et la flore sauvage du littoral
(Abd Elguerfi, 2002/2003).
Les hydrocarbures occupent au sein des préoccupations environnementales, une place
particulière. Cet intérêt est du à leur rémanence dans l’environnement et à leur toxicité.
L’Algérie, pays producteur de sources énergétiques fossiles (gaz et pétrole), est fortement
soumise aux divers polluants hydrocarbonés qui peuvent nuire le littoral Algérien.
Comme de nombreux pays exportateurs de produits pétroliers, l’Algérie connaît
l’installation de plusieurs ports pétroliers ; lesquels participent directement ou indirectement à
la pollution des côtes algériennes par les hydrocarbures pétroliers.
Selon un rapport national décrit en 2000, sur l’état et l’avenir de l’environnement en
Algérie, environ de 100 000 tonnes d’hydrocarbures transitent chaque année près des côtes
Algériennes alors que 50 millions de tonnes sont chargées annuellement à partir des ports
nationaux. Le rapport évalue à 10 000 tonnes/an des pertes au cours des ces opérations et à
12 000 tonnes/an des déversements au large par les gros transporteurs (eaux de cales et de
ballasts).
Le port d’Alger demeure l’un des exemples les plus illustratifs de la pollution par les
hydrocarbures. En effet, il est doté de plusieurs unités industrielles (NAFTAL, SONELGAZ,
ENCGUPS…) qui évacuent leurs eaux usées et déchets hydrocarbonés parfois sans aucun
traitement préalable vers les différents bassins du port. Ces rejets contribueront certainement à
une très grande part du phénomène de pollution d’autant plus que le port est une zone semi
fermée, ce qui empêche la dispersion des polluants.
Evaluation de la contamination par les hydrocarbures
dans l’eau et le sédiment superficiel dans le port
d’Alger : cartographie des polluants
2
Introduction
«Avec deux cuillerées à soupe d'huile, je peux recouvrir le lac Léman» avait coutume de
dire le physicien et chimiste américain Irving LANGMUIR, Prix Nobel de Chimie en 1932,
qui a étudié les couches minces, mono moléculaires, qui portent son nom. Nous avons tous eu
l'occasion de le constater un jour ou l'autre, lorsqu'un hydrocarbure léger est répandu sur un
liquide, une infime quantité est suffisante pour en recouvrir une grande surface, où commence
en mer la pollution par hydrocarbure.
L’exploitation humaine des gisements de pétrole n’a cessé d’augmenter depuis le début du
siècle dernier. L’extraction, le transport et l’utilisation de cette source d’énergie entraînent des
risques de pollution (accidentelle et chronique) pour l’environnement pouvant influencer
l’équilibre écologique et parfois entraîner la destruction de l’écosystème (Bouchez et al,
1996).
Près de 30 % des hydrocarbures rejetés en Méditerranée forment de goudron qui se dépose
sur les plages. Les différents débris en plastique et les déchets solides provenant des
décharges côtières et des navires, peuvent menacer la faune et la flore sauvage du littoral
(Abd Elguerfi, 2002/2003).
Les hydrocarbures occupent au sein des préoccupations environnementales, une place
particulière. Cet intérêt est du à leur rémanence dans l’environnement et à leur toxicité.
L’Algérie, pays producteur de sources énergétiques fossiles (gaz et pétrole), est fortement
soumise aux divers polluants hydrocarbonés qui peuvent nuire le littoral Algérien.
Comme de nombreux pays exportateurs de produits pétroliers, l’Algérie connaît
l’installation de plusieurs ports pétroliers ; lesquels participent directement ou indirectement à
la pollution des côtes algériennes par les hydrocarbures pétroliers.
Selon un rapport national décrit en 2000, sur l’état et l’avenir de l’environnement en
Algérie, environ de 100 000 tonnes d’hydrocarbures transitent chaque année près des côtes
Algériennes alors que 50 millions de tonnes sont chargées annuellement à partir des ports
nationaux. Le rapport évalue à 10 000 tonnes/an des pertes au cours des ces opérations et à
12 000 tonnes/an des déversements au large par les gros transporteurs (eaux de cales et de
ballasts).
Le port d’Alger demeure l’un des exemples les plus illustratifs de la pollution par les
hydrocarbures. En effet, il est doté de plusieurs unités industrielles (NAFTAL, SONELGAZ,
ENCGUPS…) qui évacuent leurs eaux usées et déchets hydrocarbonés parfois sans aucun
traitement préalable vers les différents bassins du port. Ces rejets contribueront certainement à
une très grande part du phénomène de pollution d’autant plus que le port est une zone semi
fermée, ce qui empêche la dispersion des polluants.
