RESULTATS ET DISCUSSIONS
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Pour le pageot commun, les débarquements sont plus faibles par rapport à ceux
enregistrés pour les petits pélagiques et la bogue .Cela est peut-être dû au comportement de
l’espèce car étant plus côtière, elle échappe aux chalutiers et reste tout de même capturée
par les petits métiers .La répartition bathymétrique obtenue par les campagnes
THALASSA (1982), et le M.S BEN YAHIA (1984) (Annexe1) détermine l’aire de
répartition de cette espèce.
Dans la baie de Bou Ismail, les plus forces densités du pageot commun ont été
enregistrées lors de chalutages très côtier durant la campagne du navire océanographique
THALASSA (1982). En effet, 63.63 % des individus ont été pêchés à une profondeur
inférieure à 100 m [Cherabi ,1987].
L’étude menée par Coelho et al., (2005), confirme que sur les côtes Portugaises,
Pagellus acarne (Risso, 1826) est rencontré communément sur des fonds variés
principalement sableux-vaseux entre 40 à100m de profondeur.
Selon Recasens (2007), la température, l’alimentation et la prédation influent
significativement sur l’abondance de l’espèce exploitée. En effet, ces auteurs constatent
que les débarquements du pageot commun augmentent lors de l’élévation des températures
au nord-ouest de la méditerrané.
Le suivi de l’évolution temporelle des variations de la température et du vent durant
la période d’échantillonnage (annexe1) révèle que ces derniers sont fluctuants. L’allure en
forme de zig zag puis elle baisse.
Larraneta (1964) [in Cherabi, 1988], décrit la dépendance étroite entre le déroulement
de la ponte et les conditions du milieu. D’après Bouhiol (1916) in Harchouche (1988),le
frai s’effectue à des températures de 16°C à 22°C sur les côtes algériennes et s’interrompt
lorsque la température augmente.
Selon Girardin (1981), [in Chali-Chabane ,1988] l’aire de ponte du pageot commun
semble se situer en dehors du domaine d’exploitation, ceci peut être dû aux phénomènes
migratoires qui pourraient être effectuées par cette espèce en fonction des conditions de
milieu.
Cherabi (1987), constate que les individus mûrs sont répartis entre les profondeurs de
20 à 50 m, ce qui a été confirmé par Dieuzeide et al., (1955). L’hypothèse sur l’existence
des migrations verticales vers la surface et horizontales vers des frayères bien précises
n’est pas à exclure puisque des déplacements similaires existent chez plusieurs espèces du
même genre [Cherabi, 1987].
Binet et al., (2001) estiment qu’au fur et mesure que le système écologique avance
dans sa maturité, les espèces planctoniques de grande taille apparaissent, traduisant ainsi la
diminution de l’abondance des espèces prédatrices telles que le saurel, qui se localise à la
périphérique des zones de production du bloom planctonique. Cela expliquerait les
modifications dans la dominance des espèces observées.
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Contribution à l\'étude des captures de la familles des Sparidés dans le port de Bou Haroun: Approche biologique et dynamique du Pagellus acarne (R.,1826) - 44/96

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