Chapitre IV
Résultats et Discussions
Figure IV.25 : Variation de la salinité du rejet
L’osmose inverse produit des rejets de saumures avec une salinité jusqu'à deux fois celle de la
mer. La salinisation provoque une augmentation de la pression osmotique (l’assimilation
d’eau par les plantes est plus difficile) et une forte concentration de certains ions (ex. Cl-,
Na+) qui sont toxiques pour la plupart des organismes vivants (Bayly, 1969).
Quand des organismes marins sont exposés à une variation de la salinité ils sont soumis à un
choc osmotique qui est préjudiciable pour la plupart d'entre eux en fonction de leur tolérance
à la salinité (Krell, 2006).
Le stress exercé par le sel perturbe de façon sévère l’homéostasie cellulaire chez les algues
comme chez les plantes supérieures. La différence entre les concentrations intra- et extracellulaires d’ions inorganiques (majoritairement Na+ et Cl-), engendre une sortie d’eau et une
réduction du volume cellulaire (Krell, 2006).
Certaines recherches indiquent que la mortalité de nombreuse flore marine et de la faune peut
se produire à des concentrations de salinité supérieure à 40 g/1 avec des espèces d'algues
particulièrement sensibles aux augmentations au-delà de cette limite. Toutefois les fonctions
physiologiques (par exemple, la reproduction et la croissance) de nombreuses espèces peuvent
être affaiblies à des concentrations beaucoup plus faibles de la salinité que cela. Par
conséquent, l'adoption d'une approche concentration conservatrice de la salinité d'environ 2-5
g/l au-dessus des concentrations de fond (moyenne de 35g/l) peut entraîner des chroniques et
des éventuels effets néfastes sur des espèces plus sensibles (Kezzouli, 2014).
Au niveau de la méiofaune du sédiment des différences de comportement vis à vis de
l’augmentation de salinité ont pu être mises en évidence. Les espèces les plus sensibles sont
les annélides et les copépodes. L’élévation de la salinité se traduisant par une prédominance
de nématodes au détriment d’autres groupes comme les annélides ou les copépodes. En effet
au niveau du macrobenthos, seuls les cnidaires de type anémones sont les seuls à pouvoir être
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