Chapitre 1
Généralités
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2.3.4.2. Nitrites
Ce sont des composés intermédiaires du cycle de l’azote, situés entre l’azote ammoniacal et les ions
nitrates, ils ont des concentrations pouvant atteindre quelques micromoles par litre (Rodier et al., 2009).
Les nitrites résultent de l’oxydation de l’ammonium. Cette oxydation est opérée par des bactéries (Le
Nitrosomonas) et s’appelle la nitrosation.
NH4 + + 𝑂𝐻 - + 3/2𝑂2 ======> NO2 - + 𝐻 + + 2H2O
Les nitrites résultent aussi de la réduction des nitrates dans les milieux anoxiques ou pauvres en oxygène
dissous, d’où leur faible concentration dans des eaux bien oxygénées (Millero, 2013). Cette réduction est
opérée par des bactéries anaérobies, selon la réaction suivante :
NO3 - ======> NO2 - + 1 /2 𝑂2
2.3.4.3. Nitrates
Les nitrates sont la forme la plus répandue, et la plus stable de l’azote dans l’océan. Ils représentent environ
65% du stock de l’azote (Aminot, et al., 1983).
Le nitrate absorbé par les algues est réduit selon le schéma réactionnel suivant (Copin-Montégut, 1996) :
NO3 - ======> NO2 - ======> NH + 4 ======> N organique
La réduction des nitrates dans les milieux anoxiques ou pauvres en oxygène dissous. Cette réduction est
opérée par des bactéries anaérobiques, selon la réaction suivante :
NO3 - ======> NO2 - + 1/2 O2
Il entre dans le cycle de l’azote comme support principal de la croissance du phytoplancton leur
concentration varie entre 0 µmol/l à la surface et à plus de 45 µmol/l dans les eaux profondes. Mais dans
les estuaires, lorsque la salinité décroit par l’effet des apports terrigènes, leur concentration peut atteindre
plusieurs centaines de micromoles par litre (Aminot et Chaussepied, 1983).
2.3.4.4. Phosphates
Dans l’eau de mer, le phosphore existe sous forme organique et inorganique, dissous et particulaire (fig.
2).
Les Ortho-phosphates présentent la forme la plus abondante PO4
-3 (10%), HPO4
-
(90%) et (1%) de H2PO4
(Aminot et Chaussepied, 1983). A l’état d’équilibre elles se trouvent avec des teneurs assez faibles en
surface (0 à 1µmol/L) à cause de leur consommation par le phytoplancton (bloom printanier) (CopinMontégut, 1996), et ces teneurs augmentent avec la profondeur au-dessous de la couche euphotique pour
atteindre un maximum qui correspond au minimum de l’oxygène dissous, avec une légère fluctuation selon
la région océanique.
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