Chapitre 1
Généralités
16
1. Notion de traceur océanique
On appelle traceur océanique, tout paramètre physique ou chimique capable de décrire l’évolution de la
masse d’eau ou d’un phénomène océanique quelconque. On distingue deux types de traceurs :
1.1. Les traceurs océaniques conservatifs
Un traceur océanique conservatif est un paramètre dont la variation de ses valeurs ne dépend que des
phénomènes physiques tels que le transport, le mélange des eaux et la diffusion. La température, la salinité
et la densité appartiennent à ce type de traceur.
1.2. Les traceurs océaniques non conservatifs
Un traceur océanique non conservatif est un paramètre dont les variations de concentrations dans l’eau de
mer dépendent à la fois des phénomènes physiques, chimiques, biologiques et de la désintégration
radioactive (pour les éléments radioactifs).
Dans cette catégories, on distingue les traceurs non conservatifs stables : oxygène dissous, pH, sels
nutritifs…etc, et les traceurs non conservatifs radioactifs (
14 C,
226
Ra, …).
2. Descripteurs physico-chimiques du milieu marin
2.1. Température
La température est un facteur physique important du milieu, elle influe sur la densité de l’eau et joue un
rôle primordial dans les phénomènes de stratification des mers (thermocline) (Gaujous, 1995).
La notion de température est reliée à la notion de chaud et de froid, qui sont des notions assez subjectives.
Scientifiquement, on relie la température de la goutte d'eau de mer à la quantité de chaleur contenue dans
cette goutte. La température, notée T, se mesure en degrés Celsius (°C), degré Fahrenheit (°F) ou en Kelvin
(K). Dans l'océan, les eaux sont principalement chauffées par le soleil.
Ce paramètre joue un rôle important dans la solubilité des gaz, dans la détermination du pH, et dans la
connaissance de l’origine des eaux et des mélanges éventuels (Rodier, 2005).
La température de l’eau dépend d’une série de facteurs :
 La situation géographique, la saison et l’ensoleillement ;
 La profondeur (la température des profondeurs est généralement plus faible qu’en surface) ;
 La couleur de l’eau (une eau sombre absorbe plus fortement la chaleur) ;
 Le volume de l’eau (plus le volume est élevé moins importantes sont les fluctuations de température)
(Mahamat et Beskri, 2010).
Précédent

Les conditions physicochimiques au large des côtes centrales algériennes: contribution à l’étude des structures hydrologiques - 16/71

Suivant