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Introduction
Les recherches sur la biodiversité marine posent un défi considérable en raison de l’immensité et
la difficulté d’accès aux écosystèmes marins (Gray, 1997). Il est admis que les océans et les mers
régionales sont le plus vaste sanctuaire de la biodiversité, où sur les 71 phylums regroupant toutes
les formes de la vie sur la planète « Terre », on en compte au moins 43 phylums dans les océans
contre seulement 28 sur la terre (May, 1992 ; Angel, 1993 ;Wilson, 1993 ; Briggs, 1994;
Gaston,2000, in Refes, 2011). La mer méditerranée est l’une des mers régionales caractérisée par
une importance biodiversité avec 91% des espèces concentrées entre 0 et 50 m de profondeur, des
ressources profondes limitées et précaires. Le plateau continental, où la majeure partie de la pêche
est effectuée, est d’environ 750 000 km
2 , de la côte à la profondeur de 200 m, et sa largeur moyenne
est à peine de 9 milles marins (Sacchi, 2008).
La côte algérienne (Méditerranée sud-occidentale) où est menée notre étude, s’étend de Marsat
Ben M’hidi à l’Ouest au Cap Roux à l’Est sur 1622 Km (Projet SMAP III, 2007). Elle dispose
d’une richesse halieutique importante qui représente un potentiel économique considérable
assurant à l’homme à la fois l’alimentation et l’emploi. Pour préserver cette ressource halieutique
et assurer son exploitation durablement, il faut adapter les captures à leur reproduction, ceci en
respectant le niveau d’effort optimum. Tout effort de pêche non contrôlé entraine une baisse de la
productivité de la pêche maritime. Aussi, si les prélèvements dépassent le renouvellement des
ressources, celles-ci risquent de se contracter et de tomber à un niveau où la viabilité des pêches
commerciales sera menacée, alors il est indispensable de maintenir un juste équilibre entre les
quantités pêchées et la reproduction des ressources (OCDE, 2003). Mais avant de prendre
quelconque décision, une étude de la biologie et de la dynamique de population de la ressource
s’avère primordiale.
Les Sparidés constituent l’une des richesses ichtyologiques les plus importantes de nos côtes, cette
famille est d’une haute valeur commerciale, le genre Pagellus est représenté par quatre espèces
dont trois sont présentent en Algérie : bogaraveo, erythrinus et acarne, cette dernière a fait l’objet
de notre étude dans les côtes centre du littoral algérien.
Quelques publications ont été faites sur cette espèce en Algérie, la biologie de sa reproduction et
sa fécondité ont été récemment décrites par Boufersaoui et Harchouche (2015) dans la région
centre et par Bensahla Talet et al. (2013) dans la région Ouest de l’Algérie. Boufersaoui (2012) a
étudiée l’écologie de l’espèce ainsi que sa croissance et son exploitation. En ce qui concerne les
régions avoisinantes, Lamrini (1983,1987) a traité la biologie de l’espèce des côtes Marocaines.
Cependant seuls les travaux de Harchouche (1988) ont portés sur les habitudes alimentaires du
Pageot blanc dans la région algéroise.
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Etude des habitudes alimentaires, de la croissance et évaluation du stock du Pageot blanc Pagellus acarne(Risso,1826) dans la région centre algérienne: - 8/67

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