Chapitre II
Faisabilité géomorphologique et classification des plages de la zone d’étude
58
compréhension de la nature, de la dynamique et la tendance évolutive des côtes. (THINH, et
al., 2017)
Cinq principaux paramètres statistiques, parmi lesquelles le Net Shoreline Movement (NSM),
Shoreline Change Enveloppe (SCE), l’End Point Rate (EPR), le Linear Regression Rate
(LRR) et le Weighted Linear Regression Rate (WLR), peuvent être utilisés à fin d’établir un
diagnostic d’évolution. Dans notre étude se sont l’EPR, le LRR et le WLR qui ont été retenu.
Le LRR est un paramètre décrivant les taux de variation du trait de côte déterminé en ajustant
une ligne de régression par la méthode des moindres carrés à tous les points de la ligne de
rivage pour un transect particulier. Le LRR a plusieurs avantages à savoir :
- Toutes les données sont utilisées, indépendamment des changements de tendance ou
de précisions
- La méthode est purement computationnelle
- Il est basé sur des concepts statistiques acceptés
- Et il est facile à utiliser (DANG VAN, et al., 2008)
L’EPR est un paramètre statistique qui décrit le tracé et les distances parcouru par les
variations du trait de côte (THIELER, et al., 2009) c’est un taux calculé en divisant la
distance entre la position du trait de côte initiale (année 1959) et la plus récente (année 2017)
par le temps écoulé (58ans)
L'avantage principal de l'EPR est sa facilité de calcul et les exigences minimales pour les
données d’entrée (deux traits de côte) (DANG VAN, et al., 2008).
Le DSAS nécessite comme données d’entrée : la ligne de base qui est une ligne de référence
parallèle à l’orientation globale de la côte et un fichier Shape file agrégeant tous les traits de
côte dans une seule entité dont la forme de table des attribues doit être respectée, le tout est
stocké dans une géodatabase personnelle.
Le système de coordonnées choisi pour l’ensemble des travaux est le système WGS 84, la
projection UTM Zone 31.
Les équidistances entre les transects et leur longueur sont respectivement de 10 m et 300 m.
La marge d’erreur par défaut est considérée de +/- 6 m. Les transects générés doivent être
ajustés manuellement dans les zones où le trait de côte se trouve très déformé.
Précédent

Etude de faisabilité de rechargement artificiel des plages de la côte Ouest-Algéroise: - 58/123

Suivant