Chapitre IV :
Présentation de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
34
IV.1. Cadre conceptuel de l’Analyse de Cycle de Vie.
IV.1.1. Historique et développement de l’ACV :
L’intensification des activités anthropiques comme conséquence
des pressions
démographiques dans le monde et ce, grâce à l’essor industriel et technologique ; a conduit en
contre partie à des problèmes environnementaux multiples dont la gravité est variable selon
plusieurs critères physiques et socio-économiques du milieu. Ainsi, d’intenses efforts de la
communauté scientifiques ont été déployés ces dernières décennies dans le cadre du
développement durable, pour développer des méthodes et des outils pour connaitre les
mécanismes de pollution des milieux récepteurs et
mieux quantifier les impacts
environnementaux.
Dans ce sens, l’Analyse du Cycle de Vie ou ACV, est un outil d’évaluation des impacts sur
l’environnement d’un système incluant l’ensemble des activités liées à un produit ou à un
service depuis l’extraction des matières premières jusqu’au dépôt et traitement des déchets. Elle
permet d’avoir une vision globale de l’impact sur l’environnement d’une activité anthropique
et d’identifier les déplacements de pollution dans les différents compartiments
environnementaux.
Les premières ACV ont vu le jour au début des années 70, et ont été essentiellement soutenues
par les industriels suite au premier choc pétrolier de 1973. En effet, l’aspect analytique de
l’ACV a été conçu par des chercheurs américains de l’Institut de Recherche du Midwest par
l’étude comparative de différents contenants de boisson pour la compagnie Coca-Cola en 1969.
Les préoccupations se portaient alors essentiellement sur l'énergie nécessaire et les matières
premières consommées. Ensuite, l’idée d’une ACV environnementale s’est de plus en plus
développée aux Etats-Unis et les chercheurs américains ont conçu un modèle connu sous le
nom de "Resources And Environmental Profil Analysis" (REPA).
L'intérêt pour cet outil n’a cessé alors de croître mais l’hétérogénéité des résultats d’analyse
pour un même produit a fait naître des controverses à la fin des années 1980. Plusieurs
institutions internationales telles que la Société de Toxicologie et Chimie Environnementales
(SETAC), l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO) ont contribué à la mise en
place du cadre conceptuel de l’ACV (SETAC, 1991 ; 1993 ; 1994 ; 1997 et ISO14040, 1997 ;
ISO14041, 1998 ; ISO14042, et ISO14043, 2000 ; ISO 14040 et ISO 14044, 2006).
La SETAC a pris la charge d’homogénéiser les méthodes d’ACV et coordonner le
développement des modèles mathématiques d’analyse des impacts (Life Cycle Impact
Assessment ou LCIA). Ceci a été mené grâce aux travaux scientifiques de plusieurs équipes de
chercheurs qui sont publiés et discutés dans les colloques internationaux et annuels de cette
organisation. Ainsi, plusieurs méthodes d’ACV ont été développées en continuant d’être
améliorées et harmonisées: Eco-Indicator99 (Goedkoop et Spriensma 1999, 2000) ; EDIP
(Wenzel et al. 1998, Hauschild et Potting 2004) ; EPS (Steen 1999) ; CML (Guinee et al.2002),
et Impact2002+ (Jolliet et al.2003) ; ReCipe (Heijungs et al., 2003).
Présentation de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV)
34
IV.1. Cadre conceptuel de l’Analyse de Cycle de Vie.
IV.1.1. Historique et développement de l’ACV :
L’intensification des activités anthropiques comme conséquence
des pressions
démographiques dans le monde et ce, grâce à l’essor industriel et technologique ; a conduit en
contre partie à des problèmes environnementaux multiples dont la gravité est variable selon
plusieurs critères physiques et socio-économiques du milieu. Ainsi, d’intenses efforts de la
communauté scientifiques ont été déployés ces dernières décennies dans le cadre du
développement durable, pour développer des méthodes et des outils pour connaitre les
mécanismes de pollution des milieux récepteurs et
mieux quantifier les impacts
environnementaux.
Dans ce sens, l’Analyse du Cycle de Vie ou ACV, est un outil d’évaluation des impacts sur
l’environnement d’un système incluant l’ensemble des activités liées à un produit ou à un
service depuis l’extraction des matières premières jusqu’au dépôt et traitement des déchets. Elle
permet d’avoir une vision globale de l’impact sur l’environnement d’une activité anthropique
et d’identifier les déplacements de pollution dans les différents compartiments
environnementaux.
Les premières ACV ont vu le jour au début des années 70, et ont été essentiellement soutenues
par les industriels suite au premier choc pétrolier de 1973. En effet, l’aspect analytique de
l’ACV a été conçu par des chercheurs américains de l’Institut de Recherche du Midwest par
l’étude comparative de différents contenants de boisson pour la compagnie Coca-Cola en 1969.
Les préoccupations se portaient alors essentiellement sur l'énergie nécessaire et les matières
premières consommées. Ensuite, l’idée d’une ACV environnementale s’est de plus en plus
développée aux Etats-Unis et les chercheurs américains ont conçu un modèle connu sous le
nom de "Resources And Environmental Profil Analysis" (REPA).
L'intérêt pour cet outil n’a cessé alors de croître mais l’hétérogénéité des résultats d’analyse
pour un même produit a fait naître des controverses à la fin des années 1980. Plusieurs
institutions internationales telles que la Société de Toxicologie et Chimie Environnementales
(SETAC), l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO) ont contribué à la mise en
place du cadre conceptuel de l’ACV (SETAC, 1991 ; 1993 ; 1994 ; 1997 et ISO14040, 1997 ;
ISO14041, 1998 ; ISO14042, et ISO14043, 2000 ; ISO 14040 et ISO 14044, 2006).
La SETAC a pris la charge d’homogénéiser les méthodes d’ACV et coordonner le
développement des modèles mathématiques d’analyse des impacts (Life Cycle Impact
Assessment ou LCIA). Ceci a été mené grâce aux travaux scientifiques de plusieurs équipes de
chercheurs qui sont publiés et discutés dans les colloques internationaux et annuels de cette
organisation. Ainsi, plusieurs méthodes d’ACV ont été développées en continuant d’être
améliorées et harmonisées: Eco-Indicator99 (Goedkoop et Spriensma 1999, 2000) ; EDIP
(Wenzel et al. 1998, Hauschild et Potting 2004) ; EPS (Steen 1999) ; CML (Guinee et al.2002),
et Impact2002+ (Jolliet et al.2003) ; ReCipe (Heijungs et al., 2003).
