Chapitre II
Le dessalement en Algérie
21
II.1. Historique de l’expérience Algérienne :
L'Algérie a fait des efforts considérables depuis l'indépendance pour améliorer les ressources
en eau et d'assurer leur approvisionnement à la fois pour la fabrication ou l'agriculture, ou pour
fournir eau potable aux villes et villages algériennes. Et selon une étude du centre de
développement des énergies renouvelables, en 1964, trois petites unités de 8m3/j chacune ont
été installées dans le complexe de gaz liquéfié d’Arzew, suivies en 1969 d’une unité monobloc
de 4560 m3/j.
Les premières installations destinées à fournir de l’eau potable pour la consommation humaine
ont été réalisées pour la première fois dans les bases pétrolières du grand sud, indique la même
source. D’autres installations ont été mises en exploitation pour les besoins en eau de haute
pureté, employée dans des complexes de production d’électricité (Cap Djinet à l’est d’Alger)
et l’industrie de liquéfaction (Arzew et Skikda).
L’Algérie vient de subir plus d’une décennie de sècheresse et ses ressources conventionnelles
en eau se sont montrées insuffisantes pour subvenir aux besoins de la population. Pour répondre
aux nécessités nationales (le pays dispose de moins de 500 m³/habitant), il a été décidé de miser
sur le dessalement de l’eau de mer.
En 1980, a été inaugurée l’unité de dessalement par osmose inverse d’une capacité de 57600
m3/j, classée alors comme la plus importante au monde.
En 2005, lancement d’un programme national qui prévoit la réalisation de 43 stations de
dessalement. Ce plan détaillé porte sur 30 stations monobloc et 13 méga stations dans le nord
du pays en vue de produire 2,26 millions de m3/j d’eau dessalée. (Centre de développement des
energies renouvelables, 2014)
II.2. Les ressource en eau en Algérie :
Les eaux superficielles :
L'Algérie est un pays semi-aride, voire même Aride (200 à 400mm de pluie par an) et les
ressources en eau sont faibles, irrégulières, et localisées dans la bande côtière, l'apport total des
précipitations serait de l'ordre 100 milliards de m
3
d'eau par an dont 12.5 milliards de m
3
en
écoulements superficiels, et seuls 6 milliards de m
3
sont mobilisables en tenant compte des sites
favorables techniquement (Hydrologie, topographie, géologie). (Remini, 2010)
Dans l’Algérie, l’apport principal vient du ruissèlement. Les eaux de surface sont stockées dans
les barrages. L’Algérie dispose de 72 barrages d’une capacité de 7.4 milliards de m
3
. Le reste
(5.1 10
9
m
3
) se déverse directement dans la mer. (ministère des ressources en eau, 2012)
Les eaux souterraines :
Ces ressources sont évalues à 1.8 milliards de m
3
dans le Nord de l'Algérie. Les potentialités du
Sud sont estimées à 60000 milliards de m
3
. Ces dernières sont difficilement exploitables et
renouvelables; et 4 à 5 milliards de m
3
sont exploitables annuellement. (Kettab, 2001)
Le dessalement en Algérie
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II.1. Historique de l’expérience Algérienne :
L'Algérie a fait des efforts considérables depuis l'indépendance pour améliorer les ressources
en eau et d'assurer leur approvisionnement à la fois pour la fabrication ou l'agriculture, ou pour
fournir eau potable aux villes et villages algériennes. Et selon une étude du centre de
développement des énergies renouvelables, en 1964, trois petites unités de 8m3/j chacune ont
été installées dans le complexe de gaz liquéfié d’Arzew, suivies en 1969 d’une unité monobloc
de 4560 m3/j.
Les premières installations destinées à fournir de l’eau potable pour la consommation humaine
ont été réalisées pour la première fois dans les bases pétrolières du grand sud, indique la même
source. D’autres installations ont été mises en exploitation pour les besoins en eau de haute
pureté, employée dans des complexes de production d’électricité (Cap Djinet à l’est d’Alger)
et l’industrie de liquéfaction (Arzew et Skikda).
L’Algérie vient de subir plus d’une décennie de sècheresse et ses ressources conventionnelles
en eau se sont montrées insuffisantes pour subvenir aux besoins de la population. Pour répondre
aux nécessités nationales (le pays dispose de moins de 500 m³/habitant), il a été décidé de miser
sur le dessalement de l’eau de mer.
En 1980, a été inaugurée l’unité de dessalement par osmose inverse d’une capacité de 57600
m3/j, classée alors comme la plus importante au monde.
En 2005, lancement d’un programme national qui prévoit la réalisation de 43 stations de
dessalement. Ce plan détaillé porte sur 30 stations monobloc et 13 méga stations dans le nord
du pays en vue de produire 2,26 millions de m3/j d’eau dessalée. (Centre de développement des
energies renouvelables, 2014)
II.2. Les ressource en eau en Algérie :
Les eaux superficielles :
L'Algérie est un pays semi-aride, voire même Aride (200 à 400mm de pluie par an) et les
ressources en eau sont faibles, irrégulières, et localisées dans la bande côtière, l'apport total des
précipitations serait de l'ordre 100 milliards de m
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d'eau par an dont 12.5 milliards de m
3
en
écoulements superficiels, et seuls 6 milliards de m
3
sont mobilisables en tenant compte des sites
favorables techniquement (Hydrologie, topographie, géologie). (Remini, 2010)
Dans l’Algérie, l’apport principal vient du ruissèlement. Les eaux de surface sont stockées dans
les barrages. L’Algérie dispose de 72 barrages d’une capacité de 7.4 milliards de m
3
. Le reste
(5.1 10
9
m
3
) se déverse directement dans la mer. (ministère des ressources en eau, 2012)
Les eaux souterraines :
Ces ressources sont évalues à 1.8 milliards de m
3
dans le Nord de l'Algérie. Les potentialités du
Sud sont estimées à 60000 milliards de m
3
. Ces dernières sont difficilement exploitables et
renouvelables; et 4 à 5 milliards de m
3
sont exploitables annuellement. (Kettab, 2001)
