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D’après Ferrag et Haddad (1993), la synthèse des observations des houles sur les côtes
Algériennes, sur une période de vingt années, permet de distinguer :
• En période hivernale, une houle représentative des houles du secteur ouest à nord avec
une prédominance de la direction ouest (19,40%) à nord-ouest (15,30%). Ces
amplitudes sont relativement importantes et peuvent atteindre 6 m ; les courants
engendrés partent vers l’est et les vitesses peuvent atteindre des valeurs supérieures à
1 m/s. Les lignes de crêtes abordent le rivage obliquement et le sens majeur du courant
induit par la dérive littorale est dirigé vers l’ouest. À ce moment de l’année, les
tempêtes se déchainent, entrainent un déferlement continu sur les infrastructures
portuaires.
• En période estivale, les houles sont moins importantes, elles ont des directions les plus
fréquentes venant de l’est (19,30%) et du nord-est (15,70%). Les amplitudes ne
dépassent pas 4 m et les vitesses maximales 0,2 m/s.
Selon Cramer et al. (2020), Les projections montrent une réduction générale de la hauteur moyenne
des vagues, ainsi que du nombre et de l’intensité des extrêmes de vagues, sur une grande partie de
la mer Méditerranée, en particulier en hiver, et des houles au niveau des côtes (confiance
moyenne),
4. Courantologie générale
4.1. La circulation des eaux superficielles
La circulation générale le long de la côte Algérienne est dominée par la circulation de l’eau
d’origine atlantique (figure 4). C’est une branche du grand tourbillon anticyclonique de la partie
orientale de la mer d’Alboran, qui quitte la côte espagnole aux environs d’Alméria pour rejoindre
la côte Algérienne à l’est d’Arzew vers 0° sous forme d’une veine structurée et il prend la
dénomination de courant algérien (Taupier – Letage, 1988 ; Arnone et al., 1990 in Hemida, 2005).
À Ténès entre 1 et 2° est, le caractère instable de ce courant se manifeste par la formation de
méandres : des tourbillons cycloniques éphémères et des tourbillons anticycloniques, qui se
forment et se propagent d’ouest en est le long de la côte Algérienne, qui engendrent des remontés
d’eau du fond vers la surface (upwellings) par divergence des deux tourbillons, et entrainent de
l’eau du large vers la côte par convergence d’un tourbillon cyclonique et d’un tourbillon
anticyclonique (Millot, 1987 a. ; Taupier – Letage, 1988 ; Millot, 1994). Les courants associés à
ces tourbillons sont spectaculaires, on observe des vitesses de 50 cm/s de direction nord ou nord-
D’après Ferrag et Haddad (1993), la synthèse des observations des houles sur les côtes
Algériennes, sur une période de vingt années, permet de distinguer :
• En période hivernale, une houle représentative des houles du secteur ouest à nord avec
une prédominance de la direction ouest (19,40%) à nord-ouest (15,30%). Ces
amplitudes sont relativement importantes et peuvent atteindre 6 m ; les courants
engendrés partent vers l’est et les vitesses peuvent atteindre des valeurs supérieures à
1 m/s. Les lignes de crêtes abordent le rivage obliquement et le sens majeur du courant
induit par la dérive littorale est dirigé vers l’ouest. À ce moment de l’année, les
tempêtes se déchainent, entrainent un déferlement continu sur les infrastructures
portuaires.
• En période estivale, les houles sont moins importantes, elles ont des directions les plus
fréquentes venant de l’est (19,30%) et du nord-est (15,70%). Les amplitudes ne
dépassent pas 4 m et les vitesses maximales 0,2 m/s.
Selon Cramer et al. (2020), Les projections montrent une réduction générale de la hauteur moyenne
des vagues, ainsi que du nombre et de l’intensité des extrêmes de vagues, sur une grande partie de
la mer Méditerranée, en particulier en hiver, et des houles au niveau des côtes (confiance
moyenne),
4. Courantologie générale
4.1. La circulation des eaux superficielles
La circulation générale le long de la côte Algérienne est dominée par la circulation de l’eau
d’origine atlantique (figure 4). C’est une branche du grand tourbillon anticyclonique de la partie
orientale de la mer d’Alboran, qui quitte la côte espagnole aux environs d’Alméria pour rejoindre
la côte Algérienne à l’est d’Arzew vers 0° sous forme d’une veine structurée et il prend la
dénomination de courant algérien (Taupier – Letage, 1988 ; Arnone et al., 1990 in Hemida, 2005).
À Ténès entre 1 et 2° est, le caractère instable de ce courant se manifeste par la formation de
méandres : des tourbillons cycloniques éphémères et des tourbillons anticycloniques, qui se
forment et se propagent d’ouest en est le long de la côte Algérienne, qui engendrent des remontés
d’eau du fond vers la surface (upwellings) par divergence des deux tourbillons, et entrainent de
l’eau du large vers la côte par convergence d’un tourbillon cyclonique et d’un tourbillon
anticyclonique (Millot, 1987 a. ; Taupier – Letage, 1988 ; Millot, 1994). Les courants associés à
ces tourbillons sont spectaculaires, on observe des vitesses de 50 cm/s de direction nord ou nord-
