Chapitre I :
Généralités
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I.1.3 Evolution morphodynamique :
L’évolution morphodynamique d’un système côtier est classiquement décrite comme une
évolution makrovienne (évolution graduelle par états successifs interdépendants. Makrov:
Mathématicien russe (1856-1922)), définie comme une succession d’états morphologique
(Wright & Thom, 1977). Ce concept est la base théorique de développent de modèles d’évolution
des plages. Dans ces modèles supportés par un paramétrage hydrodynamique, le système
morphodynamique subit des variations graduelles et réversibles entre deux états extrêmes. Les
états intermédiaires dépendant de l’état précédent, l’évolution morphodynamique d’un système
doit donc être étudiée en prenant en compte l’état morphologique initial, la réponse à une variation
des forçages étant non linéaire en fonction de celui-ci (notion héritage morphologique, state
dépendant).
I.1.4 Relation spatio-temporelle en morphodynamique côtière
En fonction de l’échelle de temps à laquelle il est étudié, le comportement d’un système
morphodynamique côtier (plage, embouchure, dune, estuaire) peut être très variable. A chaque
échelle de temps il est associé une représentativité spatiale se référant à l’amplitude volumique du
changement morphologique mis en jeu. L’examen des relations spatio-temporelles qui
conditionnent le devenir d’un système côtier constitue une mesure de la stabilité du système aux
variations de forçages (Kroon, 1994). Dans le cas d’un système côtier, (De Vriend 1991) suppose
l’existence d’une relation linéaire entre l’amplitude des évolutions spatiales subies par le système
et l’échelle temporelle de ces évolutions. Il découle de cette relation primaire une hiérarchisation
spatio-temporelle des processus dynamiques qui contrôlent l’évolution de la zone côtière (Figure
2).
Enfin, rappelons que la relation spatio-temporelle selon laquelle un système
morphodynamique côtier évolue, dépend de sa position géographique. Plus l’objet étudié est situé
au large, plus l’évolution est contrôlée par des phénomènes à basse fréquence et relève donc de
grandes échelles temporelles (Wright et al. 1985). Ainsi la zone intertidale, zone extrêmement
dynamique, est en ajustement rapide avec les conditions hydrodynamiques, et la réponse
morphodynamique s’étale sur de courtes échelles de temps.
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Contribution a la connaissance de la morphologie et de la dynamique sedimentaire du littoral Est de l\'Algerie : cas de la plage Sidi Salem-Annaba - 16/72

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