Conclusion
80
Cette étude est le fruit de plusieurs semaines sur le terrain, et d’échanges
scientifiques et techniques auprès des aquaculteurs, techniciens et ingénieurs qualifiés
et expérimentés. Les deux stages réalisés à la ferme expérimentale de l’ENSSMAL et
au niveau de l’écloserie d’El-Ouricia nous ont permis d’approfondir nos connaissances
théoriques et de développer nos compétences pratiques, pour enlever à la fin toutes
confusions et ambiguïtés sur les notions de bases et la pratique de la reproduction
artificielle des deux espèces sus-citées.
Concernant les essais de la reproduction artificielle du C. auratus au niveau de
la ferme expérimentale de l’ENSSMAL, la réponse favorable à la stimulation
hormonale avec la méthode sèche a varié entre 80 et 100% chez les mâles ; résultat
comparable avec celui de la bibliographie (100%). Quant aux femelles, la réponse a
varié entre 33,3 et 66,7% ; qui se retrouve inférieur aux résultats publiés (entre 75 et
100%).
Au niveau de l’écloserie El-Ouricia où se sont déroulés les essais de la
reproduction artificielle d’H. molitrix, plus de 90% des mâles ont répondu
favorablement au traitement hormonal contre 15,4% chez les femelles ; qui est jugé
inférieur à celui obtenu par Schlumberger O. and Girard P. (2013) (entre 60 et 80%).
Les meilleurs résultats obtenus dans notre étude étaient de 85,5% comme taux de
fécondation et de 71,9% comme taux d’éclosion ; résultats jugés satisfaisants
comparativement aux ceux de l’auteur su-cité qui variaient entre 70 et 90% en terme de
fécondation, et entre 55 et 65% en terme d’éclosion.
La réussite de la reproduction artificielle et l’élevage des premiers stades
larvaires des poissons d’eaux douces est le résultat d'une démarche scientifique couplée
à des méthodes pratiques convenables, reposants sur la connaissance de la biologie de
la reproduction et la maitrise des différentes étapes de l’hypophysation. Cette dernière
est une technique prometteuse et peut contribuer également au développement de la
filière d’aquariophilie en Algérie ; en l’ajustant selon les caractéristiques relatives à
chaque espèce en particulier les cyprinidés. La maitrise de cette méthode est la solution
pour contenir les importations coûteuses des poissons d’ornement et protéger la faune
aquatique et les ressources génétiques locales de transferts d’entités pathogènes.
Précédent

Maîtrise et suivi de la reproduction artificielle de quelques espèces de la famille des cyprinidés.: - 95/114

Suivant