Chapitre II
Définition de la zone d’étude
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I.3.4. Données hydrodynamiques
I.3.4.1. La houle
Etant le facteur le plus important dans la dynamique sédimentaire des petits fonds, sa
direction de propagation est liée à celle du vent et de la profondeur, tant que la
profondeur est plus grande que la longueur d’onde de la houle. Ainsi la houle de la
baie d’Alger suit le régime des vents, qui est un régime saisonnier comme pour le
reste de la marge algérienne (Leclaire, 1972).
En hiver, les houles dominantes sont de direction W-NW (300°) et, en été, elles sont
de direction N-NE (20°- 40). (Benzohra, 1993; Belkessa et al., 2008; LEM, 1998).
Au contact des irrégularités du fond, les houles donnent lieu à des rouleaux qui
provoquent la mise en suspension des particules favorisent leur déplacement. Le sens
et l’intensité de ce courant sont fonction de l’amplitude, de l’incidence de la houle par
rapport à la côte, de la topographie de la plage sous-marine et de la granulométrie des
sédiments (Millot, 1989).
Dans le cas général de houles de petites et moyennes amplitudes, les courants ne sont
notables que dans les zones de déferlement et n’affectent donc que le triage des sables
et des graviers de la frange littorale "fond -10 m". Ils assurent le transport latéral par
dérive littorale et la dispersion. Par contre les houles de fortes amplitudes pourraient
agir jusqu’à des fonds de 40 m 60 m (Leclaire, 1972).
I.3.4.2. Les courants
La mer Méditerranée est connue par son excès d’évaporation par rapport aux apports
fluviaux et aux précipitations, ceci est responsable d’une baisse de niveau de la mer
estimée à 1m/an, ce déficit est compensé par un flux entrant (de 31600 Km
3 /an)
d’eau atlantique, par le détroit de Gibraltar. Ces eaux de salinité (S < 36,5 PSU), au
fur et à mesure de leur progression vers l’est, elles se « méditérranisent » le long des
côtes algériennes, d’où l’appellation du courant algérien (Millot, 1987).
Les côtes algériennes sont plus ou moins influencées par ce courant, qui agit sur la
distribution des facteurs physico-chimiques, nutritifs, biologiques voire sur la
dispersion des polluants.
La vitesse du courant général des eaux atlantiques de Gibraltar vers l’est reste
généralement dans un ordre de grandeur de 0,5 à 1 m/s, au large des côtes algériennes.
Ce courant général crée dans la plupart des baies un contre-courant littoral vers
l’ouest Benzohra, 1993).
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