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INTRODUCTION
La zone côtière est là où se mêlent la terre et la mer et l’atmosphère, elle forme un espace
complexe, se déclinant en territoires terrestres et marins qui partagent les mêmes enjeux, faisant
face aux mêmes pressions et pour laquelle le même défi est au centre de son développement
aujourd’hui. Le littoral connaît depuis le siècle dernier, partout dans le monde, des mutations
de grande ampleur liées à un afflux de population conséquent (Pison, 2009). Convoité,
densément peuplé et exploité par les sociétés humaines, il est donc soumis à d’importantes
pressions anthropiques génératrices de dynamiques territoriales et de changements
d’occupation des sols.
La zone côtière, en raison de sa richesse et de sa vulnérabilité, fait l’objet depuis les années
1970 d’une attention croissante qui s’exprime globalement par le concept international de
Gestion Intégrée de la Zone Côtière (GIZC) (Cicin-Sain et Knecht, 1998). La mise en œuvre
de cette gestion implique le partage d’outils et de connaissances sur le territoire concerné et ses
caractéristiques, sur ses acteurs et ses enjeux. Dans ce contexte, l’analyse des changements
d’occupation des sols contribue à fournir des éléments pertinents pour l’établissement de
diagnostics et l’élaboration de prospectives environnementales.
Le littoral Jijelien en général et celui de Taza en particulier n’échappent à cette tendance même
si globalement, il est considéré qu’il a, jusqu’ici, échappé à la démarche du « tout urbanisation
». Les multiples atouts de cette zone la rendent de plus en plus convoitée et le risque de voir les
erreurs stratégiques en terme de planification de l’espace et des activités commises ailleurs sur
la côte et le littoral algérien être reproduites n’est pas à écarter (Grimes, 2009).
En vue du contexte, nous nous sommes particulièrement intéressés à l’analyse de l’évolution
de l’occupation du sol de quatre communes de la wilaya de Jijel à savoir : Selma Benziada, ElAouana, Ziama Mansouriah et Jijel qui abritent l’actuel Parc National de Taza ainsi que la future
Aire Marine Protégée. A travers ce travail nous allons essayer produire de l’information qui est
relative à l’occupation du sol, de plus nous allons analyser ces données afin de mieux
comprendre la tendance de l’évolution de l’occupation des sols.
Dans le champ de recherche extrêmement actif des changements d’occupation des sols,
l’imagerie satellitaire s’est progressivement imposée comme la source de données privilégiée
pour l’extraction d’informations pertinentes. Dans notre étude, nous avons opté à utiliser les
images satellitaires provenant de la série LANDSAT, qui offrent un niveau de détail suffisant
pour repérer les caractéristiques de la couverture terrestre de notre zone d’étude, durant une
période qui s’étend de 1972 à 2015, tout en utilisant le Système d’Information Géographique
(ArcGis), afin d’extraire ces informations pertinentes.
Le présent mémoire s’articule en trois chapitres :
Le premier chapitre est consacré à expliquer le contexte général de l’étude tout en définissant
les notions de base, telles que la zone côtière et l’occupation du sol, ainsi que les caractéristiques
INTRODUCTION
La zone côtière est là où se mêlent la terre et la mer et l’atmosphère, elle forme un espace
complexe, se déclinant en territoires terrestres et marins qui partagent les mêmes enjeux, faisant
face aux mêmes pressions et pour laquelle le même défi est au centre de son développement
aujourd’hui. Le littoral connaît depuis le siècle dernier, partout dans le monde, des mutations
de grande ampleur liées à un afflux de population conséquent (Pison, 2009). Convoité,
densément peuplé et exploité par les sociétés humaines, il est donc soumis à d’importantes
pressions anthropiques génératrices de dynamiques territoriales et de changements
d’occupation des sols.
La zone côtière, en raison de sa richesse et de sa vulnérabilité, fait l’objet depuis les années
1970 d’une attention croissante qui s’exprime globalement par le concept international de
Gestion Intégrée de la Zone Côtière (GIZC) (Cicin-Sain et Knecht, 1998). La mise en œuvre
de cette gestion implique le partage d’outils et de connaissances sur le territoire concerné et ses
caractéristiques, sur ses acteurs et ses enjeux. Dans ce contexte, l’analyse des changements
d’occupation des sols contribue à fournir des éléments pertinents pour l’établissement de
diagnostics et l’élaboration de prospectives environnementales.
Le littoral Jijelien en général et celui de Taza en particulier n’échappent à cette tendance même
si globalement, il est considéré qu’il a, jusqu’ici, échappé à la démarche du « tout urbanisation
». Les multiples atouts de cette zone la rendent de plus en plus convoitée et le risque de voir les
erreurs stratégiques en terme de planification de l’espace et des activités commises ailleurs sur
la côte et le littoral algérien être reproduites n’est pas à écarter (Grimes, 2009).
En vue du contexte, nous nous sommes particulièrement intéressés à l’analyse de l’évolution
de l’occupation du sol de quatre communes de la wilaya de Jijel à savoir : Selma Benziada, ElAouana, Ziama Mansouriah et Jijel qui abritent l’actuel Parc National de Taza ainsi que la future
Aire Marine Protégée. A travers ce travail nous allons essayer produire de l’information qui est
relative à l’occupation du sol, de plus nous allons analyser ces données afin de mieux
comprendre la tendance de l’évolution de l’occupation des sols.
Dans le champ de recherche extrêmement actif des changements d’occupation des sols,
l’imagerie satellitaire s’est progressivement imposée comme la source de données privilégiée
pour l’extraction d’informations pertinentes. Dans notre étude, nous avons opté à utiliser les
images satellitaires provenant de la série LANDSAT, qui offrent un niveau de détail suffisant
pour repérer les caractéristiques de la couverture terrestre de notre zone d’étude, durant une
période qui s’étend de 1972 à 2015, tout en utilisant le Système d’Information Géographique
(ArcGis), afin d’extraire ces informations pertinentes.
Le présent mémoire s’articule en trois chapitres :
Le premier chapitre est consacré à expliquer le contexte général de l’étude tout en définissant
les notions de base, telles que la zone côtière et l’occupation du sol, ainsi que les caractéristiques
