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GENERALITES SUR LES PLAGES SABLEUSES
I.5.2 Les courants
Lorsque la houle approche du rivage, elle déferle et perd ainsi la majeure partie de son énergie;
une fraction, cependant, demeure mécanique et transmet au fluide un courant de masse.
On distingue alors le courant de retour (« undertow »), le courant sagittaire (« rip current ») et le
courant de dérive.
Après le déferlement, la hauteur des vagues diminue et on assiste à une élévation de la surface
libre moyenne (« setup ») qui est due à un excès de quantité de mouvement induite par la présence des
vagues, également appelé tension de radiation (LONGUET-HIGGINS & STEWART, 1964). L’apport
de masse suivant la direction normale au trait de côte est alors compensé par un courant de retour sur le
fond (Figure I.4) dirigé vers le large. C’est un courant stable dont l’intensité est proportionnelle à la
hauteur de vagues (SVENDSEN, 1984).
Figure I.4 : Le courant de retour en zone de déferlement(MC KEE-SMITH, 1995)
Généralement, les vagues se propagent et déferlent sur des bathymétries complexes. Dans ce
cas, l’élévation de la surface libre moyenne n’est pas uniforme le long de la côte (BOWEN, 1969). Il se
forme alors des courants sagittaux ou courants d’arrachement, dirigés vers le large, qui compensent
l’afflux d’eau à la côte suivant des chenaux préférentiels (VAN RIJN, 1998). Ils peuvent atteindre des
vitesses très élevées, affectent toute la tranche d’eau et sont souvent périodiquement répartis sur le
littoral (SHORT, 1985). La présence d’une onde de bord est considérée comme la cause la plus probable
de cette répartition périodique (HUNTLEY & SHORT, 1992).
Quand une vague atteint le rivage avec une incidence oblique, un courant parallèle à la côte, appelé
courant de dérive, se forme .Son intensité est maximale derrière le point de déferlement (CASTELLE,
2006). Ce type de courant est généralement uniforme sur la colonne d’eau (BUJAN‐NANS, 2009) et est
fortement impliquée dans la dynamique des cellules hydro‐sédimentaires, pouvant transporter des
sédiments sur des dizaines ou des centaines de kilomètres (LAFON et al, 2005 in DEHOUCK, 2006).
GENERALITES SUR LES PLAGES SABLEUSES
I.5.2 Les courants
Lorsque la houle approche du rivage, elle déferle et perd ainsi la majeure partie de son énergie;
une fraction, cependant, demeure mécanique et transmet au fluide un courant de masse.
On distingue alors le courant de retour (« undertow »), le courant sagittaire (« rip current ») et le
courant de dérive.
Après le déferlement, la hauteur des vagues diminue et on assiste à une élévation de la surface
libre moyenne (« setup ») qui est due à un excès de quantité de mouvement induite par la présence des
vagues, également appelé tension de radiation (LONGUET-HIGGINS & STEWART, 1964). L’apport
de masse suivant la direction normale au trait de côte est alors compensé par un courant de retour sur le
fond (Figure I.4) dirigé vers le large. C’est un courant stable dont l’intensité est proportionnelle à la
hauteur de vagues (SVENDSEN, 1984).
Figure I.4 : Le courant de retour en zone de déferlement(MC KEE-SMITH, 1995)
Généralement, les vagues se propagent et déferlent sur des bathymétries complexes. Dans ce
cas, l’élévation de la surface libre moyenne n’est pas uniforme le long de la côte (BOWEN, 1969). Il se
forme alors des courants sagittaux ou courants d’arrachement, dirigés vers le large, qui compensent
l’afflux d’eau à la côte suivant des chenaux préférentiels (VAN RIJN, 1998). Ils peuvent atteindre des
vitesses très élevées, affectent toute la tranche d’eau et sont souvent périodiquement répartis sur le
littoral (SHORT, 1985). La présence d’une onde de bord est considérée comme la cause la plus probable
de cette répartition périodique (HUNTLEY & SHORT, 1992).
Quand une vague atteint le rivage avec une incidence oblique, un courant parallèle à la côte, appelé
courant de dérive, se forme .Son intensité est maximale derrière le point de déferlement (CASTELLE,
2006). Ce type de courant est généralement uniforme sur la colonne d’eau (BUJAN‐NANS, 2009) et est
fortement impliquée dans la dynamique des cellules hydro‐sédimentaires, pouvant transporter des
sédiments sur des dizaines ou des centaines de kilomètres (LAFON et al, 2005 in DEHOUCK, 2006).
