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Conclusion
Le présent travail nous a permis de recueillir des données fondamentales sur la pêcherie de
Mostaganem sur ses trois composantes sociale, technique et environnementale. La production
de La production halieutique de la Wilaya de Mostaganem a été issue à 85% du port de
Mostaganem entre 2009 et 2016. Cependant, depuis la mise en œuvre du port de Sidi
Lakhdar, les apports des ports de pêche de Mostaganem ont diminué à 68 % durant la période
2017-2018, soit une contribution du port de Sidi Lakhdar à la production totale de
Mostaganem de 38 % en 2017.
Par ailleurs, la pêche est à l’origine d’une grande variété de pressions environnementales et
les impacts qui dépendent de plusieurs facteurs, tels que l’engin utilisé, l’intensité de la pêche
et la vulnérabilité de l’écosystème soumis à la pêche et la consommation du carburant.
Concernant les engins de pêche, le chalutage de fond et le filet dérivant ont été reconnus
comme ayant les impacts (négatifs) les plus élevés à Mostaganem.
Une précédente étude à Mostaganem montre que l'usage des grands filets maillants dérivants
utilisés par les pêcheurs a soulevé un certain nombre d'inquiétudes quant à l'impact de cet
engin de pêche sur l'environnement, principalement parce que ces filets occasionnent des
captures d'espèces non ciblées telles les mammifères marins, les oiseaux et les tortues
marines. Les filets maillants dérivants peuvent aussi, causer des blessures graves à ces
espèces menacées de disparition en Méditerranée et provoquer également leur mort.
La consommation en carburant des navires de pêche aux ports de Mostaganem et de Sidi
Lakhdar varie selon leur taille, leur activité, leurs caractéristiques et leur type d’engin de
pêche. De manière générale, on constate que les pêches aux arts traînants (chalut, drague) sont
beaucoup plus consommatrices de carburant que celles aux engins dormants (filet, casier,
palangre, ligne). En effet, dans ces ports, les petits métiers sont ceux qui consomment le plus
de carburant suivi par les chalutiers.
40% des patrons dépassent les réglementations, ils sont résumés en 3 types d’infractions : les
zones interdites de la pêche (zones du repos biologique, zones interdites à la navigation, zones
industrielles, zones militaires, et zones de mouillages), la taille non marchande et la pêche
avec la dynamite ou à l’électricité dans la Wilaya de Mostaganem qu’ont un impact négatif
sur l’environnement.
Enfin, et à la suite de cette étude et compte que les études sur les interactions entre la pêche et
l’environnement marin en Algérie sont menées de manière marginale ainsi que des études sur
l’efficacité et l’efficience énergétique dans le secteur de la pêche, nous recommandons
fortement d’intensifier ce type d’analyse sur l’ensemble de la pêcherie algérienne. Nous
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Analyse socio-environnementale de la pêcherie de Mostaganem: - 64/78

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