INTRODUCTION
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Pour assurer leurs besoins alimentaires, de nombreux pays ont opté pour le
développement de l'aquaculture, qui est une forme d'intervention dans les processus
d'élevage engendrant alors une augmentation de la production et ainsi satisfaire la
hausse de la demande en produit de la mer. En effet l'aquaculture est considérée
comme un outil dans le développement économique national (Benamrouz L, 2016).
L'émergence de l'aquaculture est une solution novatrice aux changements
fondamentaux qui bouleversent les pêches à l'échelle planétaire. Le déclin des stocks
sauvages et la demande croissante de poisson comme source de protéine ont favorisé
l'essor du secteur aquacole partout dans le monde. Parmi les poissons les plus
fréquents en aquaculture nous citons la daurade, cette dernière rentre en majeur partie
dans la consommation alimentaire des populations.
L’aquaculture intensive est considérée comme une source de pollution. Les
interactions étroites entre le milieu d’élevage et l’écosystème où est implanté
l’élevage confèrent des caractères particuliers à cette pollution. Les formes de
pollution par l’aquaculture sont variées : pollutions organique, chimique,
bactériologique, génétique etc. Les flux polluants peuvent être importants localement
et géographiquement (www.actu-environnement.com).
Les pollutions d’origine métallique constituent un des risques majeurs dans le
monde actuel. C’est un problème d’actualité qui préoccupe toutes les régions
soucieuses de maintenir leur patrimoine côtier à un haut degré de qualité (Ben Bouih
et al., 2005). En effet, plusieurs éléments traces métalliques (ETMs) peuvent être très
dangereux pour la santé de l’Homme et pour les autres êtres vivants lorsqu’ils sont
présents dans l’environnement à des concentrations élevées (Fakayode, 2019). Ainsi,
la présence des éléments traces métalliques (ETM) dans les milieux aquatiques induit
des effets dévastateurs sur la balance écologique de l’environnement
aquatique (Katemo Manda et al., 2010).
Les milieux aquatiques sont très sensibles aux éléments traces métalliques par
la coexistence des phénomènes de bioaccumulation et de bioamplification. En effet,
ces éléments traces se concentrent dans l’eau et les microorganismes aquatiques
entraînant ainsi leur bioaccumulation dans les ressources aquatiques. Ces organismes
vivants peuvent accumuler les polluants (dont les éléments traces) à des
concentrations supérieures à celles de leur biotope (Tabinda et al., 2010).
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