Chapitre I : Pisciculture et pêche continentale en Algérie
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2.3.2. Les retenues collinaires :
Ces retenues d’eau pluviale ou de source, profondes de 5 à 10 m, sont des écosystèmes
aquatiques comparables aux barrages. L’Algérie possède de nombreuses retenues collinaires
qui pourraient contribuer à développer la pisciculture. Elles ont déjà été peuplées et repeuplées
en poissons. Pour la pêche continentale, 16 retenues collinaires sont programmées pour
l’exploitation (Annexe 06).
2.3.4. Lacs d’eau douce ou salés, marais et lagunes :
Les lacs Tonga et Oubeira qui se trouvent à l’Est du pays sont les plus importants en termes de
superficie et ils sont les premiers à être empoissonnés). Les marais par contre se trouvent en
plus grand nombre.
Quant aux lagunes, l’Algérie en compte deux seulement : celles d’El Mellah (El Kala) et lagune
de Stidia (Mostaganem). À l’instar des lagunes méditerranéennes, El Mellah la plus importante
des lagunes, est constituée par une masse d’eau peu profonde qui présente des potentialités
aquacoles considérables en matière de conchyliculture et de pisciculture.
Par ailleurs, parmi les lacs salés algériens les plus importantes du point de vue de superficie, on
cite : Chott Merouane (El Oued), Chott Chergui (Saida) et Chott El Hodna (Mesila-Batna).
3. Le peuplement et repeuplement en alevins et larves dans les plans d’eaux continentales :
L’ichtyofaune continentale et d’eau douce existante en Algérie repose, sur 67 espèces de
poissons continentaux (Chaibi, 2014), appartenant à 23 familles dont les plus importantes les
Cyprinidés, les Cichlides, les Mugilidés. Sur l’ensemble de ces espèces continentales, 48 %
sont autochtones, 46 % sont introduites et 5% sont endémiques. (Annexe 07).
Selon la même source, l’analyse du statut trophique de ses espèces classe 49 % d’entre eux
comme carnivores, 44% sont omnivores et 7% sont considérées comme des herbivores.
Les poissons d’eau douce à leur tour, comptent 48 espèces réparties sur 15 familles (kara, in
Migartsi, 2011). 21 espèces ont été considérées comme autochtones et 27 auraient été
introduites (Annexe 08).
Les principales espèces introduites à l’échelle nationale sont représentées par la Carpe
Herbivore (en 1985) Ctenopharyngodon idella, le Sandre (en 1985) Stizostedion lucioperca, le
Tilapia du Nil (en 2002) Oreochromus niloticus et le Black bass (en 1956) (Achigan à grand
bouche) Micropterus salmoides.
Les principales espèces autochtones sont l’Anguille Europèenne (Anguilla anguilla), le mulet
(Mugil cephanus), le poisson chat Nord-Africaine (Clarias gariepinus) et le tilapia du zilli
(Tilapia de zilli).
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