Chapitre I : Pisciculture et pêche continentale en Algérie
19
du lac Mellah et lac Ouberia et un programme de coopération avec la chine sur les techniques
de reproduction, alevinage pour le repeuplement de la carpe, et la construction de bassins en
terre et repeuplement des barrages Ghrib et Hamiz.
Dans les années 1980, d’autres actions ont vu le jour, telles que les études sur les potentialités
aquacoles et l’installation de cages flottantes, l’exploitation de l’anguille aux lac Tonga et
Mellah, l’élevage du loup de mer (Dicentracus Labrax) au lac Mellah et l’introduction de la
carpe et du sandre dans les plans d’eau douce.
En cette période aussi, des fermes aquacoles et l’installation d’écloseries ont été projetées.
En début des années 1990, une écloserie de type mobile a été implantée au niveau du barrage
Harreza et suivie par une opération de repeuplement en carpe dans les différents barrages.
1.3. Période (1999-2014) : déterminée par la création du ministère de la pêche et des ressources
Halieutiques (M.P.R.H) en décembre 1999. Cette période se résume par l’inventorisation des
sites aquacoles, le lancement du plan nationale de développement de la pêche et l’aquaculture,
les diverses compagnes de repeuplement des eaux continentales et la création de diverses
fermes piscicoles à travers le territoire nationale. Récemment (2014) un projet de Plan AquaPêche 2020 est réalisée. Il tient compte du bilan du secteur des pêches (2012- 2014) et la
prospective 2030. Les axes de ce projet repose sur :
- Promotion des filières de la pêche et de l’aquaculture ;
- Amélioration de l’approvisionnement du marché domestique ;
- mise en place de dispositifs d’appui et de soutien adapté au développement des deux filières ;
- consolidation de la gouvernance et renforcement de la gestion participative.
2. Les potentialités de développement de la pisciculture :
Plusieurs facteurs contribuent à l’évolution de la pisciculture à l’échelle nationale. Il s’agit de :
2.1. Le climat : Le climat Algérien est typiquement méditerranéen. L’été est chaud et secs,
l’hiver sobre et humide (400 mm à 1000 mm de pluie par an). Les températures sont moyennes
et le vent extrêmement chaud et sec. Sur les Hauts Plateaux et dans l’Atlas saharien, les
précipitations diminuent (200 mm à 400 mm /an). Dans le Sahara elles sont inférieurs à 130
mm /an. L’amplitude thermique y est très importante (de 49 °C le jour à moins de 10 °C la nuit).
L’aridité du climat est accentuée par des vents de sable parfois très violents (Boudjenah in
Megarsti, 2002).
Précédent

Eude socio-economique et juridique pour l\'aménagement d\'un centre de pêche continentale dans le barrage de Beni Haroun (Wilaya de Mila): - 21/86

Suivant