Introduction
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Introduction
L’Algérie pays riverain de la Méditerranée dispose d’une façade maritime de 1600 km de lignes
de côtes, de 9,5 millions d’hectares de zone de pêche et d’aquaculture exploités et exploitables
et d'un stock halieutique non négligeable (MPRH, 2015).
Dans sa politique projetée du secteur de la pêche et de l’aquaculture, le gouvernement algérien
vise à poursuivre ses actions menées en faveur de l’organisation et du développement de la
pêche et de l’aquaculture à l’horizon 2030. Ainsi, pour diversifier les productions nationales et
faire face aux limites d’exploitation de la ressource halieutique marine, le Ministère de la Pêche
et des Ressources Halieutiques (MPRH) prévoit la production de 100000 tonnes de produits
aquacoles, dont 80 000 tonnes provenant de la pisciculture marine et 20 000 tonnes de la
pisciculture d’eau douce (MPRH, 2008).
Par ailleurs, et afin d’appuyer cette production escomptée, il est prévu l’aménagement de zones
aquacoles et la création de centres de pêche et d’aquaculture continentale. Ainsi, cinquantetrois (53) barrages et retenues collinaires ont été sélectionnés pour abriter des centres de pêche
(MPRH, 2008) dont 5 sont déjà aménagé.
La production aquacole qui avoisinait les 400 tonnes en 2005, s’élève à 4000 tonnes en 2013.
Elle représentant 50 % de la production halieutique. Ce tonnage provient principalement de la
pêche continentale exercée dans les barrages.
Le présent travail s’intéresse à la pêche continentale dans l’un des grands barrages à l’échelle
nationale, en l’occurrence le barrage de Beni-Haroun (wilaya de Mila). Des petites entreprises
de pêche crées par un ensemble de pêcheurs, activent au niveau de cette retenue hydraulique et
des centres de pêche sont programmés dans cette wilaya d’étude. Toutefois, si la pêche
continentale aspire à se développer dans le barrage en question, il serait judicieux de la cerner
et maitriser son évolution. Les centres de pêche s’avèrent une réponse à cette réflexion,
puisqu’ils constituent des établissements de gestion pour l’activité aquacole. Néanmoins, des
conditions doivent être remplies pour accomplir de telles structures, dont la capacité du barrage,
les commodités d’accès et d’énergie électrique dans le site, l’usage de l’eau et la rentabilité
économique.
La problématique posée dans cette étude s’intéresse à l’appréciation des aspects
socioéconomiques et juridiques de l’activité de pêche continentale qui tendent à
l’encouragement ou non de l’installation d’un centre de pêche au niveau du barrage de Beni
Haroun.
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Introduction
L’Algérie pays riverain de la Méditerranée dispose d’une façade maritime de 1600 km de lignes
de côtes, de 9,5 millions d’hectares de zone de pêche et d’aquaculture exploités et exploitables
et d'un stock halieutique non négligeable (MPRH, 2015).
Dans sa politique projetée du secteur de la pêche et de l’aquaculture, le gouvernement algérien
vise à poursuivre ses actions menées en faveur de l’organisation et du développement de la
pêche et de l’aquaculture à l’horizon 2030. Ainsi, pour diversifier les productions nationales et
faire face aux limites d’exploitation de la ressource halieutique marine, le Ministère de la Pêche
et des Ressources Halieutiques (MPRH) prévoit la production de 100000 tonnes de produits
aquacoles, dont 80 000 tonnes provenant de la pisciculture marine et 20 000 tonnes de la
pisciculture d’eau douce (MPRH, 2008).
Par ailleurs, et afin d’appuyer cette production escomptée, il est prévu l’aménagement de zones
aquacoles et la création de centres de pêche et d’aquaculture continentale. Ainsi, cinquantetrois (53) barrages et retenues collinaires ont été sélectionnés pour abriter des centres de pêche
(MPRH, 2008) dont 5 sont déjà aménagé.
La production aquacole qui avoisinait les 400 tonnes en 2005, s’élève à 4000 tonnes en 2013.
Elle représentant 50 % de la production halieutique. Ce tonnage provient principalement de la
pêche continentale exercée dans les barrages.
Le présent travail s’intéresse à la pêche continentale dans l’un des grands barrages à l’échelle
nationale, en l’occurrence le barrage de Beni-Haroun (wilaya de Mila). Des petites entreprises
de pêche crées par un ensemble de pêcheurs, activent au niveau de cette retenue hydraulique et
des centres de pêche sont programmés dans cette wilaya d’étude. Toutefois, si la pêche
continentale aspire à se développer dans le barrage en question, il serait judicieux de la cerner
et maitriser son évolution. Les centres de pêche s’avèrent une réponse à cette réflexion,
puisqu’ils constituent des établissements de gestion pour l’activité aquacole. Néanmoins, des
conditions doivent être remplies pour accomplir de telles structures, dont la capacité du barrage,
les commodités d’accès et d’énergie électrique dans le site, l’usage de l’eau et la rentabilité
économique.
La problématique posée dans cette étude s’intéresse à l’appréciation des aspects
socioéconomiques et juridiques de l’activité de pêche continentale qui tendent à
l’encouragement ou non de l’installation d’un centre de pêche au niveau du barrage de Beni
Haroun.
