RÉSULTATS ET DISCUSSION
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Des travaux effectués par KHEMAKHEM, (1988) ont montré que les concentrations en oxygène
dissous varient dans la saline de Sfax entre 0,7 et 3,4 mg/l. Par ailleurs et pour ce même paramètre,
BEN NACEUR et al., (2009) ont trouvé des valeurs comprises entre 3,4 et 17,5 mg/l à sebkha El
ADHIBET (sud tunisien).
Concernant les variations de la salinité pour les deux lots (18,2 – 59,1‰) sont admissibles.
PERSOONE et al., ont signalé en 1980 que l’Artemia vit dans les milieux hypersalins des régions
tropicales et subtropicales ou tempérées.
Aussi POST et YOUSSEF (1977) et BRISSET et al, (1982) ont signalé l’Artemia que grâce à son
système d'osmorégulation exceptionnel peut assurer ses fonctions physiologiques à des salinités
comprises entre 9‰ et 340‰.
D’autres travaux effectués par KHEMAKHEM, (1988) ont montré que l’Artemia tolère des
salinités incluses dans l’intervalle de 70 à 280 ‰, contrairement à MAHDI et al., (2010) qui ont
mentionné que l’Artemia peut supporter des salinités comprises entre 128 et 242 ‰. L’Artemia
peut tolérer aussi des salinités comprises entre 60 et 220 ‰ (DANA et LENZ, 1986 ; HAMMER
et HULBERT, 1992 ; TRIANTAPHYLLIDIS et al., 1994 ; CAMARGO et al., 2004 ;
LITVINENKO et al., 2007).
L’estimation de la qualité des eaux d’élevage se base sur la mesure de paramètres physicochimiques et chimiques indicateurs d’une qualité de l’eau plus ou moins bonne et substances
exerçant une influence défavorable sur le bilan d'oxygène, notamment : l’ammonium et les nitrites
(tableau II.2).
D'une manière générale, les crustacés sont prévus pour consommer de l'oxygène et excréter
davantage d'ammoniac dans des milieux hypotoniques que dans des milieux hypertoniques. De
toute évidence, le niveau de tolérance de l'ammoniac est beaucoup plus élevé dans les Crustacés
que dans les poissons, où il ne représente que 0,1 mg. L
-1 (CAMPBELL, 1973).
Étant donné que la toxicité de l'ammoniac est fortement influencée par les paramètres abiotiques,
en particulier le pH (KINNE, 1976: BOWER et BIDWELL, 1978). La forme non ionisée (NH3)
se forme de plus en plus 50 fois que le pH augmente de 7,0 à 9,0.
L'accumulation d'ammoniac et son produit intermédiaire, le nitrite, constitue une menace
potentielle pour les crustacés (MEVEL et CHAMROUX, 1981).
En ce qui concerne la concentration d'ammoniac, HANAOKA (1977) a signalé une inhibition de
l'ingestion de nourriture déjà à 2 mg. L
-1 de NH4
+ . (La concentration seuil était également de
1,7 mg. L
-1 pour Artemia salina (HANAOKA, 1977).
Alors que PERSONNE et al. (1979), ont constaté que Artemia peut tolérer des niveaux allant
jusqu'à 50 mg. L
-1 de NH4
+ .
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