Chapitre III
Résultats et discussions
58
Plusieurs espèces classées protégées en Méditerranée ont été retrouvées aussi bien à Cherchell
qu’à Ain Tagourait telles que Cystoseira stricta qui forme une ceinture au niveau des deux
sites ; Cystoseira sedoides à Cherchell et le Lithophyllum lichenoides à Ain Tagourait.
En revanche les espèces indicatrices de pollution (notamment représentées par des
Chlorobiontes) sont rares ; ce qui explique la faible dominance qualitative de ce groupe
systématique.
Ces quelques résultats, en plus de nos observations sur terrain permettent d’admettre que les
deux sites explorés sont relativement propres et non pollués.
Le second volet de cette étude, ayant porté sur l’extraction de l’agar agar, révèle tout d’abord
que la méthode classique serait plus recommandée pour un meilleur rendement que celle dite
alcaline. Néanmoins, la force de gel enregistrée par l’extraction alcaline est supérieure à celle
obtenue par l’extraction classique (924.3g/cm
2
contre 411.8 g/cm
2
)
Sur les quatre espèces de Rhodobiontes utilisées, Gelidium latifolium et Pterocladia
capillacea ont donné de meilleurs rendements ainsi qu’une meilleure qualité de gel (teneur en
agar pour le Gelidium est de 23% et 18.6 % pour la Pterocladia) ; C’est en effet, ces mêmes
espèces qui ont révélé les meilleurs résultats d’extraction par Perez (1997).
Par contre Hypnea musciformis et Sphaerococcus coranopifolius semblent nécessiter une plus
grande quantité de matière sèche pour faire l’objet d’extraction de leurs phycocolloïdes.
Il est donc à noter que le rendement de l’extraction et la force de gel ne sont pas forcément
compatibles. Une étude annuelle de ces deux paramètres en fonction des saisons et des
espèces serait nécessaire afin de fixer la période de l’année où l’optimum de rendement et de
force de gel serait possible.
Par ailleurs, les différentes espèces recensées, et quelque soit leur groupe systématique ou
écologique, présentent presque toutes des vertus, aussi bien dans le domaine de l’alimentation
humaine, en industrie des phycocolloïdes, en cosmétologie, en médecine, dans l’épuration des
eaux usées et autres….Cependant le manque de gisement, en matière d’algues, en Algérie,
nécessite leurs culture pour une meilleur exploitation.
Résultats et discussions
58
Plusieurs espèces classées protégées en Méditerranée ont été retrouvées aussi bien à Cherchell
qu’à Ain Tagourait telles que Cystoseira stricta qui forme une ceinture au niveau des deux
sites ; Cystoseira sedoides à Cherchell et le Lithophyllum lichenoides à Ain Tagourait.
En revanche les espèces indicatrices de pollution (notamment représentées par des
Chlorobiontes) sont rares ; ce qui explique la faible dominance qualitative de ce groupe
systématique.
Ces quelques résultats, en plus de nos observations sur terrain permettent d’admettre que les
deux sites explorés sont relativement propres et non pollués.
Le second volet de cette étude, ayant porté sur l’extraction de l’agar agar, révèle tout d’abord
que la méthode classique serait plus recommandée pour un meilleur rendement que celle dite
alcaline. Néanmoins, la force de gel enregistrée par l’extraction alcaline est supérieure à celle
obtenue par l’extraction classique (924.3g/cm
2
contre 411.8 g/cm
2
)
Sur les quatre espèces de Rhodobiontes utilisées, Gelidium latifolium et Pterocladia
capillacea ont donné de meilleurs rendements ainsi qu’une meilleure qualité de gel (teneur en
agar pour le Gelidium est de 23% et 18.6 % pour la Pterocladia) ; C’est en effet, ces mêmes
espèces qui ont révélé les meilleurs résultats d’extraction par Perez (1997).
Par contre Hypnea musciformis et Sphaerococcus coranopifolius semblent nécessiter une plus
grande quantité de matière sèche pour faire l’objet d’extraction de leurs phycocolloïdes.
Il est donc à noter que le rendement de l’extraction et la force de gel ne sont pas forcément
compatibles. Une étude annuelle de ces deux paramètres en fonction des saisons et des
espèces serait nécessaire afin de fixer la période de l’année où l’optimum de rendement et de
force de gel serait possible.
Par ailleurs, les différentes espèces recensées, et quelque soit leur groupe systématique ou
écologique, présentent presque toutes des vertus, aussi bien dans le domaine de l’alimentation
humaine, en industrie des phycocolloïdes, en cosmétologie, en médecine, dans l’épuration des
eaux usées et autres….Cependant le manque de gisement, en matière d’algues, en Algérie,
nécessite leurs culture pour une meilleur exploitation.
