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Introduction
Les littoraux sableux dominés par l'action des vagues sont des zones très dynamiques où l'aléa
érosion menace les activités humaines et la sécurité des personnes. Comprendre et prévoir les
évolutions du trait de côte est crucial pour informer et guider les gestionnaires du littoral. (Arthur ROBINET, 2017)
L’érosion des plages fait peser un risque sur les aménagents imprudemment implantés trop près
d’elles. Pour l’écarter en s’opposant à l’attaque frontale des vagues, on a tendance à mettre en
place des murs ou des enrochements parallèles au rivage.
Le remède ne fait souvent qu’aggraver le mal car, en renforçant par réflexion le pouvoir érosif
des vagues, il peut accélérer le démaigrissement des estrans. Le fait est avéré, mais il est curieux
de constater le recours à des ouvrages parce qu’ils assurent une protection efficace pour les
constructions. Ils constituent cependant des éléments intrus qui déstabilisent et dénaturent l’environnement, tout comme les épis et les brise-lames. Les premiers, obstacles perpendiculaires
ou obliques par rapport au rivage, destinés à freiner la dérive littorale et à l’obliger à déposer
une partie de sa charge, sont capables d’arrêter l’érosion, mais ils l’aggravent dans le secteur
adjacent qui reçoit alors moins de sédiments. Quant aux brise-lames, leurs effets induits sont
sans doute moins nocifs, mais leur usage est limité aux littoraux ou le marnage est faible,
comme sur les côtes de la Méditerranée (Paskoff Roland, 1998)
La plage de la Verte Rive dans la région de Bordj El Kiffan, fait partie des stations balnéaires
algériennes les plus fréquentées dans les années 80 et 90. Elle subit de nos jours une érosion
conséquente du fait de son attraction urbanistique, surtout l’habitation côtière s’y trouvant souvent trop près de la mer
Pour cette problématique le laboratoire des études maritimes (LEM) en 2017 a proposé une
étude de protection de cette zone dans le but de diagnostiquer les causes de la problématique et
estimer ses conséquences dans lequel on a ajouté une étude d’évolution de trait de côte, deux
autres variantes de protection et aussi une étude de gestion intégrée des zones côtières
Au cours de notre travail nous allons essayer de comprendre au mieux la dynamique de la plage
de la Verte Rive, à travers l’application de la modélisation numérique afin de nous rapprocher
plus des causes et des menaces liées à la vulnérabilité de cette zone, ainsi que pour mieux planifier une solution d’aménagement et de protection. Et pour cela notre travail a été structuré en
cinq chapitres :
- Généralité sur la zone d’étude.
- Matériels et Méthodes.
- Résultats et discussion
- Etude de protection et de gestion.
- Gestion intégrée des zones côtières (GIZC).
Introduction
Les littoraux sableux dominés par l'action des vagues sont des zones très dynamiques où l'aléa
érosion menace les activités humaines et la sécurité des personnes. Comprendre et prévoir les
évolutions du trait de côte est crucial pour informer et guider les gestionnaires du littoral. (Arthur ROBINET, 2017)
L’érosion des plages fait peser un risque sur les aménagents imprudemment implantés trop près
d’elles. Pour l’écarter en s’opposant à l’attaque frontale des vagues, on a tendance à mettre en
place des murs ou des enrochements parallèles au rivage.
Le remède ne fait souvent qu’aggraver le mal car, en renforçant par réflexion le pouvoir érosif
des vagues, il peut accélérer le démaigrissement des estrans. Le fait est avéré, mais il est curieux
de constater le recours à des ouvrages parce qu’ils assurent une protection efficace pour les
constructions. Ils constituent cependant des éléments intrus qui déstabilisent et dénaturent l’environnement, tout comme les épis et les brise-lames. Les premiers, obstacles perpendiculaires
ou obliques par rapport au rivage, destinés à freiner la dérive littorale et à l’obliger à déposer
une partie de sa charge, sont capables d’arrêter l’érosion, mais ils l’aggravent dans le secteur
adjacent qui reçoit alors moins de sédiments. Quant aux brise-lames, leurs effets induits sont
sans doute moins nocifs, mais leur usage est limité aux littoraux ou le marnage est faible,
comme sur les côtes de la Méditerranée (Paskoff Roland, 1998)
La plage de la Verte Rive dans la région de Bordj El Kiffan, fait partie des stations balnéaires
algériennes les plus fréquentées dans les années 80 et 90. Elle subit de nos jours une érosion
conséquente du fait de son attraction urbanistique, surtout l’habitation côtière s’y trouvant souvent trop près de la mer
Pour cette problématique le laboratoire des études maritimes (LEM) en 2017 a proposé une
étude de protection de cette zone dans le but de diagnostiquer les causes de la problématique et
estimer ses conséquences dans lequel on a ajouté une étude d’évolution de trait de côte, deux
autres variantes de protection et aussi une étude de gestion intégrée des zones côtières
Au cours de notre travail nous allons essayer de comprendre au mieux la dynamique de la plage
de la Verte Rive, à travers l’application de la modélisation numérique afin de nous rapprocher
plus des causes et des menaces liées à la vulnérabilité de cette zone, ainsi que pour mieux planifier une solution d’aménagement et de protection. Et pour cela notre travail a été structuré en
cinq chapitres :
- Généralité sur la zone d’étude.
- Matériels et Méthodes.
- Résultats et discussion
- Etude de protection et de gestion.
- Gestion intégrée des zones côtières (GIZC).
