Chapitre 2
Zone d’étude
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Pour la baie de Bou Ismail, la frange côtière est soumise principalement aux rejets
domestiques des villes et des complexes touristiques qui se déversent directement dans le milieu
naturel sans aucun traitement au préalable dans la plupart des cas s’accentuant en période
estivale. Ajoutant à cela les rejets d’eaux usées véhiculées par les oueds qui traversent les
centres urbains et qui se déversent en mer, drainant les eaux de ruissellement des terres
agricoles, des effluents urbains et industriels (L.E.M., 1998).
Communes
Nombre de rejets
Débit (m3 .j-1)
Lieu de rejet
Bou-ismail
9
4000
Mer
Bou-haroun
4
320
Mer
Khemisti
6
400
Oued Khemisti et Mer
Fouka
5
3600
Mer
Douaouda
5
1600
Oued Mazafran et mer
Tipaza
8
7140
Mer
L’intensification de l’agriculture, répondant aux besoins d’une densité de population de
plus en plus croissante, accentue la pollution chimique par les engrais, très utilisées dans la
région, en raison de son sol sableux à argilo-siliceux, dont 50% sont directement lessivés vers
la mer selon la direction de l’agriculture. Il faut signaler aussi que la baie a été sujette à de
nombreux aménagements côtiers qui causent de notables dégâts sur les herbiers et les
communautés benthiques par les remblayages incessants et l’apport de matériaux et produits
artificiels. La pollution en baie de Bou-Ismaïl a depuis longtemps été de type domestique car
les eaux usées rejetées dans la baie provenaient principalement des agglomérations et des villes
côtières ainsi que des complexes touristiques (surtout en période estivale).
Tableau 2.1 : Débit des rejets d’eau usée dans la baie de Bou Ismail (Ministère de
L’Aménagement de Territoire et de l’Environnement, 2006) (in Inal, 2011)
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