Introduction
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Introduction
Les cétacés sont des mammifères aquatiques, en majorité marins. Nous pouvons distinguer
les cétacés à fanons ou mysticètes (baleines et rorquals) et ceux à dents ou odontocètes
(dauphins, orques, globicéphales, cachalots, narvals, bélugas, etc.). La majorité des cétacés
sont des animaux grégaires, leur structure sociale est très complexe. Ils sont dirigés
souvent par un chef qu’ils suivent aveuglement quelques soient les dangers. Ils sont
exposés aux dégâts occasionnés par les interactions avec les pêcheries pélagiques, aux
pollutions de toutes natures, aux collisions avec des navires, à la dégradation de leurs
habitats, au développement irraisonné de l’écotourisme et aux pathologies non maîtrisées.
Malgré leur importance mythique, symbolique de liberté et de paix, leur importance
écologique, bio indicateur, ces animaux ne sont pas une cible privilégiée de recherche pour
les scientifiques de part leur caractère errant, car la majorité de ces animaux sont de
grands pélagiques (Cabard et Chauvret, 1998).
Les cétacés fréquentant les eaux côtières algériennes ont été signalés pour la première fois
par Loche en 1858 et 1860. En 1930, Doumergue parvint à rassembler 19 spécimens
provenant d’individus échoués et qui sont actuellement conservés au musée d’Oran
(Boutiba, 1992).
Les eaux Algériennes représentent l’une des régions de la Méditerranée ou la présence des
cétacés est des plus fréquentes tant du point de vu de la fréquence des individus que de
celui de la diversité spécifique (Lloze, 1980 ; El Bouali, 1987 ; Deheina et Mokhtar, 1989 ;
Boutiba, 1989 ; 1992 ; Boutiba, 1994 a, et c ; Boutiba et al., 1996 c ; Taleb, 1997 ;
Bouderbala, 2007 ; Henda et Boutiba, 2007 ; Mechenene, 2007 ; Henda et Boutiba, 2009 ;
Henda , 2012 ; Henda, 2008 ; Henda, 2014 ; Abdous, 2014).
Les actions d’observations et d’expertises de ces animaux ainsi que le suivi des
échouages en Algérie a fait l’objet de nombreuses études, et on parvient à présent à
identifier la composition faunistique des cétacés en Algérie ( (Lloze, 1980 ; El Bouali,
1987 ; Deheina et Mokhtar, 1989 ; Boutiba, 1989 ; 1992 ; Boutiba, 1994 a, et c ; Boutiba et
al., 1996 c ; Taleb, 1997 ; Bouderbala, 2007 ). Ces travaux ont mis en évidence l’existence
de 8 espèce de cétacés dont 7 odontocètes (5 Delphinidés, 1 Ziphiidé, 1 Physétéridé) et 1
Mysticète. Récemment Terkmani, (2011), a signalé l’apparition de deux nouvelles
espèces de Cétacés dans le bassin algérien, l’une appartient aux Odontocètes (Kogiidés) et
l’autre aux Mycticètes (Balaenoptéridés).
Il reste cependant beaucoup à faire concernent le suivi de l’abondance et la structure
biodémographique, la détermination de la distribution et des habitats critiques ainsi que
l’estimation des paramètres biologiques des mammifères (régime alimentaire,
contamination, etc)
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Contribution à l\'étude de la répartition des cétacés le long de la côte Algérienne: bilan des échouages - 16/115

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