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Chapitre Troisième : Croissance et Exploitation
1. Paramètres de croissance
1.1. Distribution des fréquences de taille
Cinquante-sept individus a été échantillonnés pendant l’année d’étude (2014-2015). Ces données
ont été compilées aux données antérieures, obtenues par le laboratoire halieutique de l’ENSSMAL :
141 individus proviennent de la même région d’étude (région Est) et pour les années 2012 et 2013.
Au total 198 individus de T. marmorata ont été considérés du mois d’Aout 2012 à Juin 2015. Ces
données ont été regroupées dans des distributions de fréquences de taille par saison (tableau 1 ;
annexe III) et par sexe (tableau 2, annexe III) avec un pas de 3 cm. L’analyse mensuelle, en raison
de faibles effectifs, n’a pas pu être réalisée.
La figure III-1 montre des effectifs faibles pour les saisons automne et hiver. L’analyse de la
distribution printanière fait apparaitre trois modes nettes à 19.5, 28.5 et à 37.5 cm pour les mâles.
Tandis que pour les femelles, ces modes sont à 40.5, 43.5 et à 52.5 cm. En été, on observe quatre
modes pour les mâles ; ces modes sont à 22.5, 31.5, 37.5, et 43.5 cm. Pour les femelles, le premier
mode est à 19.5, le second à 25.5 suivie de 34.5, 40.5 et 46.5 cm. Le mode 37.5 cm est observé
dans ces deux saisons pour les mâles et les jeunes individus ont été observés au printemps.
La figure III-2 représente les polygones de fréquences de taille (exprimés en %) pour l’ensemble
des mâles et celui des femelles. L’analyse de ces distributions met en évidence la dominance des
femelles et la présence de cinq modes observés à 25.5, 34.5, 40.5, 43.5cm et à 52.5cm. Par contre,
chez les mâles, trois modes seulement apparaissent : le premier à 19.5, puis à 31.5cm et à 40.5 cm.
Les individus femelles atteignent des tailles plus grandes que celles des mâles : au-delà de 41cm
aucun individu mesuré n’est de sexe mâle.
L’analyse de ces deux figures montrent aussi que l’échantillonnage relatif aux mâles (un total de 39
individus dans l’ensemble des saisons) reste faible, quelle que soit la saison. Les mâles semblent
fréquenter des zones différentes de celles des femelles. Il semble aussi que les femelles soient plus
accessibles, donc plus vulnérables aux engins de pêche utilisés.
Du fait de la faiblesse de l’échantillonnage saisonnier (fig. III-1 ; tableau 1, annexe III), nous avons
considéré la distribution des fréquences de taille globale par sexe (fig. III1 ; tableau 2, annexe III)
pour la suite des analyses afin de pallier aux difficultés d’échantillonnage liées aux réalités du
terrain (conditions climatiques, moyens à la mer).
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Comportement, Croissance et Exploitation de Torpedo marmorata Risso, 1810 (CHONDRICHTHYENS, TORPEDINIDAE) dans le bassin Algérien: - 86/151

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