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CHAPITRE II : PRESENTATION DES ZONES D’ETUDES
proviennent essentiellement du secteur Ouest. Les fréquences d'apparition sont plus faibles pour
le secteur Nord et Nord-Ouest. Le secteur Nord a une répartition assez régulière durant l'année.
Pour conclure, en hiver les houles prédominantes sont de secteur Ouest-Nord-Ouest avec une
période moyenne de 8 à 9 secondes ; des périodes supérieures à 10 s (pouvant atteindre 13 s)
sont relevées lors de grandes tempêtes.
L'amplitude moyenne correspondante la plus fréquente est de 2 à 3 m ; des houles peuvent
atteindre des amplitudes maxima de 4 à 6 m. La longueur d'onde des houles d'hiver les plus
fréquentes est de 150 à 170 m avec une célérité de 14 m/s, Par "gros temps" les valeurs sont
plus élevées : longueur d'onde de 200 m et célérité de 17 m/s. Dans ces conditions, la profondeur
de déferlement peut-être estimée entre 5 et 8 m.
6.2.2 Les houles à la côte
L'étude de la réfraction de la houle a pour objet l'exploitation et le transfert des caractéristiques
de la houle au large pour définir les caractéristiques de la houle à la côte. Les données de la
houle à la côte serviront de données d'entrée aux premières estimations de la capacité de
transport par la houle et / ou pour le dimensionnement des ouvrages maritimes.
7 Facteur d'érosion :
7.1 Urbanisation :
Pendant très longtemps, pour assurer la protection du littoral, des ouvrages de haut de plage,
constitués par une digue longitudinale plus ou moins réfléchissante ont été réalisés La réaction
du littoral vis-à-vis de ces aménagements a montré qu'un tel système de défense, n'apporte non
seulement pas d'améliorations, mais peut souvent porter préjudice à la stabilité de la plage si
l'ouvrage est très réfléchissant. Ce schéma concorde parfaitement avec les constations
effectuées sur le terrain au niveau de la zone d'étude ; en effet, l'urbanisation anarchique a fait
que les constructions trop proches du rivage constituent par elles-mêmes des obstacles
réfléchissants pour les houles d'incidence frontale entraînant ainsi la disparition des plages et la
dégradation permanente des habitations par déchaussement des fondations
7.2 Extraction abusive d'agrégats :
L'exploitation abusive des agrégats (sable et gravier) au niveau des Oueds et des plages, réduit
considérablement le volume des apports solides aboutissant en mer. En effet, d'énormes
quantités de sable sont prélevées chaque jour, comme c'est le cas à l'embouchure de l'Oued ElHarrach, au niveau des sablières littorales, ainsi que les nombreuses carrières de gravier
(ballastières) en amont de cet Oued.
7.3 Construction de barrages en amont :
D'autre part, la présence d'un barrage en amont de l'Oued Hamiz, a fait que ce dernier reste
inactif d'où le déficit en apports terrigènes. Ce déficit en apports, additionné au transfert des
sédiments dans le sens du profil, se solde par une diminution importante des largeurs des plages
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