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CHAPITRE II : PRESENTATION DES ZONES D’ETUDES
L'intérieur et l'extérieur du port sont séparés pur un mur servant d’abri. Entre celui-ci et le quai,
s'étend un terreplein comme voie de circulation.
Le port de Sidi Fredj connaît depuis quelques années un ensablement très fréquent.
Actuellement, plusieurs bateaux ayant un tirant d’eau supérieur à 1 m sont bloqués dans le
bassin portuaire et les baigneurs traversent la passe d’entrée du port de Sidi Fredj à pieds. Selon
les témoignages des riverains, l’ensablement répété et significatif du port de Sidi Fredj aurait
été significativement observé, depuis la construction des épis et des brise-lames dans la région.
Pour trouver une solution au problème d’ensablement du port et pour stabiliser les apports
de sédiments résultants de la dérive littorale, Degiovani (1971) réalise un travail de la
dynamique sédimentaire à la suite, il propose la construction d’un épi perpendiculaire au rivage,
au point d’inflexion des zones d’érosion et d’ensablement. L’extrémité vers le large de cet épi
sera légèrement concave vers l’Est. Cet ouvrage permettra ainsi de modifier le profil de plage
qui se traduira par l’engraissement et devrait diminuer l’érosion devant Moretti.
Mais la cote de Sidi-Fredj ne bénéficiera des premiers aménagements qu'en 1985, qui
consistent en l’implantation de trois épis (deux en forme de T et un en forme de L) d’une
équidistance d’environ 150m, avec un rechargement de la plage sableuse par les sables dragues
dans le port de plaisance. Le laboratoire d’étude maritime (LEM) a installé pour assurer une
défense pour une attaque à double action (érosion et dérive littorale) :
 Deux épis en T : Le premier a une longueur de 290m et le deuxième d’une longueur
de 260m.
 Un épi en L d’une longueur de 220 m.
L'implantation des ouvrages devrait permettre un effet de freinage de la dérive et piégeage
du transit, on avait constaté juste après l'accomplissement du projet que la baie située entre
l'hôtel et le port est une zone calme ou sont accumulés les sédiments qui ne sont plus repris.
L'engraissement s'est développé en direction du port formant ainsi une dune hydraulique dont
l'épaisseur moyenne sédimentaire atteint 2m, (Boutiba, 1996), avait enregistré une avancée de
25m entre 1984 et 1993.
Mais ces ouvrages ont déclenché un recul important sur la plage de Moretti ou on a constaté
des pertes en surface et en volumes très importantes.
Ces ouvrages n'ont pas répondu aux résultats escomptés et l'érosion du trait de côte au milieu
des alvéoles persiste toujours. L’épi crée une accumulation de sable du côté exposé au courant
et une érosion du coté protégé. Lorsque l'accumulation devient trop importante, le sable peut
cependant passer par-dessus l'épi, subir l'érosion, s'accumuler sur l'épi suivant etc....un champ
d'épis ne va donc pas empêcher la plage de se déplacer mais va retarder fortement ce
déplacement
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