2
INTRODUCTION GENERALE
I.
INTRODUCTION GENERALE :
Le littoral est un lieu de convergence et de compétition entre des nombreuses activités
humaines, quelquefois concurrentes (industrie, agriculture, transport, tourisme), constitue aussi
un patrimoine biologique et paysager de première importance où les équilibres écologiques sont
sans cesse fragilisés par les aléas naturels mais également par l'Homme.
(MEZOUAR, 2009).
Les systèmes côtiers sont des entités en équilibre dynamique en regard des facteurs
hydrodynamiques, sédimentaires et géomorphologiques (Carter, 1988). Toutefois, cet équilibre
est fragile, comme en témoigne l'érosion côtière sévère qui affecte les littoraux des différentes
régions côtières du monde (Bird, 1985 ; Komar, 1998 ; Paskoff, 2001 ; Stone et Orford, 2004).
Les sociétés humaines ont depuis longtemps lutté contre l'érosion et la violence des tempêtes
dévastatrices. En effet, on trouve des indices de protection côtière en Égypte dès III siècle avant
notre ère.
De nos jours on utilise un ensemble de technique de protection contre l’érosion, comme par
exemple les ouvrages en béton, les infrastructures de protection du littoral sont des structures
parallèles au rivage servant à prévenir le recul des côtes, la submersion des terres ainsi que la
perte de terrain engendrée par la submersion ou l'action des vagues (Kraus et McDougal, 1996).
Ces structures sont installées le long de côtes en érosion ou encore sujettes à la submersion, là
où ces phénomènes naturels ne peuvent être tolérés. On trouve également des structures
installées de façon perpendiculaire à la cote, comme les épis. En regard de facteurs naturels et
anthropiques, soit l'érosion, la hausse du niveau marin relatif et la pression démographique
croissante, le recours aux infrastructures de protection du littoral s'intensifiera à moyen et long
terme (Nordstrom, 2000)
Or, ces ouvrages de protection du littoral sont parfois considérés comme un facteur aggravant
le déséquilibre des systèmes côtiers (Bernatchez et Dubois, 2004). Les impacts les plus
largement reconnus en zone intertidale sont la modification des conditions hydrodynamiques et
du transport sédimentaire (Kraus, 1988 ; Carter, 1988). Certains environnements sont donc
jugés inadéquats pour la mise en place de structures rigides, alors que d'autres sont jugés
acceptables (Kraus et Pilkey, 1988). La connaissance des milieux porteurs et l'évolution des
environnements anthropisés revêt donc une importance bien tangible.
En Algérie, la baie d’El Djamila fait partie des littoraux artificialisées car elle connait une forte
concentration d’ouvrages de protection et d’ouvrage portuaire. Notre étude s’est portée sur
l’influence que peuvent avoir ces aménagements sur l’équilibre littoral de la partie Ouest de
la baie.
La seconde zone d’étude est celle de la plage Sirène II qui se situe à l’Est d’Alger, cette zone
est particulièrement intéressante à étudier car elle se trouve confinée entre un épi et une brise
lame en T.
INTRODUCTION GENERALE
I.
INTRODUCTION GENERALE :
Le littoral est un lieu de convergence et de compétition entre des nombreuses activités
humaines, quelquefois concurrentes (industrie, agriculture, transport, tourisme), constitue aussi
un patrimoine biologique et paysager de première importance où les équilibres écologiques sont
sans cesse fragilisés par les aléas naturels mais également par l'Homme.
(MEZOUAR, 2009).
Les systèmes côtiers sont des entités en équilibre dynamique en regard des facteurs
hydrodynamiques, sédimentaires et géomorphologiques (Carter, 1988). Toutefois, cet équilibre
est fragile, comme en témoigne l'érosion côtière sévère qui affecte les littoraux des différentes
régions côtières du monde (Bird, 1985 ; Komar, 1998 ; Paskoff, 2001 ; Stone et Orford, 2004).
Les sociétés humaines ont depuis longtemps lutté contre l'érosion et la violence des tempêtes
dévastatrices. En effet, on trouve des indices de protection côtière en Égypte dès III siècle avant
notre ère.
De nos jours on utilise un ensemble de technique de protection contre l’érosion, comme par
exemple les ouvrages en béton, les infrastructures de protection du littoral sont des structures
parallèles au rivage servant à prévenir le recul des côtes, la submersion des terres ainsi que la
perte de terrain engendrée par la submersion ou l'action des vagues (Kraus et McDougal, 1996).
Ces structures sont installées le long de côtes en érosion ou encore sujettes à la submersion, là
où ces phénomènes naturels ne peuvent être tolérés. On trouve également des structures
installées de façon perpendiculaire à la cote, comme les épis. En regard de facteurs naturels et
anthropiques, soit l'érosion, la hausse du niveau marin relatif et la pression démographique
croissante, le recours aux infrastructures de protection du littoral s'intensifiera à moyen et long
terme (Nordstrom, 2000)
Or, ces ouvrages de protection du littoral sont parfois considérés comme un facteur aggravant
le déséquilibre des systèmes côtiers (Bernatchez et Dubois, 2004). Les impacts les plus
largement reconnus en zone intertidale sont la modification des conditions hydrodynamiques et
du transport sédimentaire (Kraus, 1988 ; Carter, 1988). Certains environnements sont donc
jugés inadéquats pour la mise en place de structures rigides, alors que d'autres sont jugés
acceptables (Kraus et Pilkey, 1988). La connaissance des milieux porteurs et l'évolution des
environnements anthropisés revêt donc une importance bien tangible.
En Algérie, la baie d’El Djamila fait partie des littoraux artificialisées car elle connait une forte
concentration d’ouvrages de protection et d’ouvrage portuaire. Notre étude s’est portée sur
l’influence que peuvent avoir ces aménagements sur l’équilibre littoral de la partie Ouest de
la baie.
La seconde zone d’étude est celle de la plage Sirène II qui se situe à l’Est d’Alger, cette zone
est particulièrement intéressante à étudier car elle se trouve confinée entre un épi et une brise
lame en T.
