Chapitre I
Généralités
31
Chez Daphnia obtusa, une baisse du nombre d'œufs lorsque la quantité d'oxygène tombe en
dessous de 2,9 ou 4,3 mg/l. En 1958, Richman établit une relation entre la consommatio n
d'oxygène dissous et la biomasse de Daphnia pulex :
Log O2 = log 0,00014 + 0,881 log W
W : étant la biomasse de l'espèce (mg)
O2 : l'oxygène consommé (µl par animal par heure)
Selon l'auteur, le taux d'oxygène consommé par unité de poids est plus élevé chez les Jeunes
individus, alors que chez les daphnies de taille supérieure à 1 mm, ce taux est presque constant.
Chez Daphnia pulex, la vitesse de filtration n'est réellement affectée que lorsqu'elle se trouve
dans un milieu dont la teneur d'oxygène est inférieure à 3 mg/l. A des concentrations plus
faibles (1-1,5mg/l), celle-ci est capable de s'acclimater à cette condition en synthétisant alors
de l'hémoglobine dont le rôle reste encore mal élucidé. Vis à vis de l'oxygène, elle semble être
aussi tolérante que Daphnia pulex. Ainsi elles sont capables de vivre toutes les deux dans des
milieux très pauvres en oxygène (Héla, T. 2013).
2.5.1.3. pH
En 1929, Naumann in Héla, T. (2013) signale qu'on peut rencontrer Daphnia pulex dans des
milieux à pH très divers. Plus tard, les travaux d'ivanova (1969) puis Kring et O'Brien (1976)
in Héla, T. (2013), ont précisé que la vitesse de filtration de cette espèce est maximale dans des
limites de pH restreintes au voisinage de la neutralité. Pour des valeurs de pH très basses ou
très élevées, le taux de filtration reste faible. Selon ivanova (1965) in Rachid, M. (2008), il en
est de même pour la respiration de Daphnia pulex. Tout comme pour l'oxygène, elle peut
s'acclimater aux variations de pH et sa plus grande vitesse de filtration s'obtient aux pH proches
de ceux où elle fut élevée.
Comme l'espèce précédente, Chydorus sphaericus peut vivre aussi dans des milieux de pH
variables. Pacaud (1939) in Héla, T. (2013) la signale aussi bien dans des tourbières fortement
acides (pH < 4) que dans des bassins cimentés où le pH est supérieur à 9,5.
Beaucoup moins tolérante que les deux autres, Simocephalus vetulus se rencontre moins dans
les milieux à pH nettement acide, mais elle pourrait supporter des pH élevés allant Jusqu'à 9.
Cependant, une population de Simocephalus vetulus présente son maximum de densité lorsque
le pH de l'eau varie entre 7 et 7,5 (Héla, T. 2013).
Généralités
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Chez Daphnia obtusa, une baisse du nombre d'œufs lorsque la quantité d'oxygène tombe en
dessous de 2,9 ou 4,3 mg/l. En 1958, Richman établit une relation entre la consommatio n
d'oxygène dissous et la biomasse de Daphnia pulex :
Log O2 = log 0,00014 + 0,881 log W
W : étant la biomasse de l'espèce (mg)
O2 : l'oxygène consommé (µl par animal par heure)
Selon l'auteur, le taux d'oxygène consommé par unité de poids est plus élevé chez les Jeunes
individus, alors que chez les daphnies de taille supérieure à 1 mm, ce taux est presque constant.
Chez Daphnia pulex, la vitesse de filtration n'est réellement affectée que lorsqu'elle se trouve
dans un milieu dont la teneur d'oxygène est inférieure à 3 mg/l. A des concentrations plus
faibles (1-1,5mg/l), celle-ci est capable de s'acclimater à cette condition en synthétisant alors
de l'hémoglobine dont le rôle reste encore mal élucidé. Vis à vis de l'oxygène, elle semble être
aussi tolérante que Daphnia pulex. Ainsi elles sont capables de vivre toutes les deux dans des
milieux très pauvres en oxygène (Héla, T. 2013).
2.5.1.3. pH
En 1929, Naumann in Héla, T. (2013) signale qu'on peut rencontrer Daphnia pulex dans des
milieux à pH très divers. Plus tard, les travaux d'ivanova (1969) puis Kring et O'Brien (1976)
in Héla, T. (2013), ont précisé que la vitesse de filtration de cette espèce est maximale dans des
limites de pH restreintes au voisinage de la neutralité. Pour des valeurs de pH très basses ou
très élevées, le taux de filtration reste faible. Selon ivanova (1965) in Rachid, M. (2008), il en
est de même pour la respiration de Daphnia pulex. Tout comme pour l'oxygène, elle peut
s'acclimater aux variations de pH et sa plus grande vitesse de filtration s'obtient aux pH proches
de ceux où elle fut élevée.
Comme l'espèce précédente, Chydorus sphaericus peut vivre aussi dans des milieux de pH
variables. Pacaud (1939) in Héla, T. (2013) la signale aussi bien dans des tourbières fortement
acides (pH < 4) que dans des bassins cimentés où le pH est supérieur à 9,5.
Beaucoup moins tolérante que les deux autres, Simocephalus vetulus se rencontre moins dans
les milieux à pH nettement acide, mais elle pourrait supporter des pH élevés allant Jusqu'à 9.
Cependant, une population de Simocephalus vetulus présente son maximum de densité lorsque
le pH de l'eau varie entre 7 et 7,5 (Héla, T. 2013).
