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Introduction
La côte algérienne occupe une partie importante du bassin occidental méditerranéen et recèle des
ressources ichtyofaunistiques non négligeables. La recherche des meilleures voies et moyens pour
maintenir, d’une part la rentabilité des activités halieutiques et d’autre part préserver les principaux
stocks exploités dans des proportions qui n’hypothèquent pas leur durabilité, devient un enjeu
prioritaire en Méditerranée.
La famille des Sparidae est l’une des plus représentées dans les captures des pêcheries algériennes
et est souvent synonyme de poisson de grande qualité organoleptique. L’examen des notes
faunistiques démontre que cette famille regroupe neuf genres et vingt-trois espèces (Fischer et al.,
1987). Le genre Dentex fait partie des genres les moins étudiés en Algérie. Il comporte quatre
espèces peu ou pas étudiées : Dentex dentex, D. gibbosus, D. macrophthalmus, D. maroccanus
(Valenciennes, 1830). Le coq rouge (D. maroccanus) fait l’objet de cette étude.
Cette espèce reste problématique de par la rareté des travaux portant sur sa biologie et son
exploitation, de par la divergence des descriptions proposées par la littérature, la dysharmonie de sa
distribution géographique notamment en Algérie, où dans une région elle est beaucoup pêchée au
chalut et dans une autre elle est totalement absente de tout inventaire. Cette difficulté est renforcée
par sa similarité avec une autre espèce du genre, le denté à gros yeux (Dentex macrophtalmus)
Quelques études cependant ont été consacrées au denté marocain, surtout en Atlantique et en
Méditerranée (Maroc, Tunisie). On peut citer Bauchot et Pras (1980) ainsi que les auteurs
mentionnés par Froese et Pauly (2014) : Bonnet (1969) ; Darif (1984) ; Mennes (1985) ; Bauchot
(1987) ; Bauchot & Hureau (1986, 1990) ; Schneider (1990) ; Hureau (1991) ; Winkler et al (2000).
Dentex maroccanus est connu sous l’appellation de ‘coq rouge’ dans la région centre où seuls
quelques individus sont capturés et ‘cocotte’ dans la région d’Annaba. Dans la région Est cette
espèce est exploitée par les chalutiers avec des rendements appréciables. Ceci est confirmé par
l’analyse des listings Chalex (ISTPM, 1982) qui lui octroie une forte présence dans les secteurs de
Jijel et Annaba du littoral algérien avec toutefois une absence à l’Ouest ; puis, selon la bibliographie
elle est très commune sur les côtes marocaines. Le présent travail tente par l’étude de la structure
des populations d’expliquer la signification de ce hiatus dans la distribution géographique. De plus
il contribue à l’étude de la dynamique des populations dans le bassin algérien ainsi qu’à la
connaissance du niveau d’exploitation dans la région d’Annaba.
Le premier chapitre présente les données générales (présentation de l’espèce, description de la zone
d’étude et de ses caractéristiques physiques). Les méthodes d’étude utilisées sont également décrites
dans ce chapitre.
Introduction
La côte algérienne occupe une partie importante du bassin occidental méditerranéen et recèle des
ressources ichtyofaunistiques non négligeables. La recherche des meilleures voies et moyens pour
maintenir, d’une part la rentabilité des activités halieutiques et d’autre part préserver les principaux
stocks exploités dans des proportions qui n’hypothèquent pas leur durabilité, devient un enjeu
prioritaire en Méditerranée.
La famille des Sparidae est l’une des plus représentées dans les captures des pêcheries algériennes
et est souvent synonyme de poisson de grande qualité organoleptique. L’examen des notes
faunistiques démontre que cette famille regroupe neuf genres et vingt-trois espèces (Fischer et al.,
1987). Le genre Dentex fait partie des genres les moins étudiés en Algérie. Il comporte quatre
espèces peu ou pas étudiées : Dentex dentex, D. gibbosus, D. macrophthalmus, D. maroccanus
(Valenciennes, 1830). Le coq rouge (D. maroccanus) fait l’objet de cette étude.
Cette espèce reste problématique de par la rareté des travaux portant sur sa biologie et son
exploitation, de par la divergence des descriptions proposées par la littérature, la dysharmonie de sa
distribution géographique notamment en Algérie, où dans une région elle est beaucoup pêchée au
chalut et dans une autre elle est totalement absente de tout inventaire. Cette difficulté est renforcée
par sa similarité avec une autre espèce du genre, le denté à gros yeux (Dentex macrophtalmus)
Quelques études cependant ont été consacrées au denté marocain, surtout en Atlantique et en
Méditerranée (Maroc, Tunisie). On peut citer Bauchot et Pras (1980) ainsi que les auteurs
mentionnés par Froese et Pauly (2014) : Bonnet (1969) ; Darif (1984) ; Mennes (1985) ; Bauchot
(1987) ; Bauchot & Hureau (1986, 1990) ; Schneider (1990) ; Hureau (1991) ; Winkler et al (2000).
Dentex maroccanus est connu sous l’appellation de ‘coq rouge’ dans la région centre où seuls
quelques individus sont capturés et ‘cocotte’ dans la région d’Annaba. Dans la région Est cette
espèce est exploitée par les chalutiers avec des rendements appréciables. Ceci est confirmé par
l’analyse des listings Chalex (ISTPM, 1982) qui lui octroie une forte présence dans les secteurs de
Jijel et Annaba du littoral algérien avec toutefois une absence à l’Ouest ; puis, selon la bibliographie
elle est très commune sur les côtes marocaines. Le présent travail tente par l’étude de la structure
des populations d’expliquer la signification de ce hiatus dans la distribution géographique. De plus
il contribue à l’étude de la dynamique des populations dans le bassin algérien ainsi qu’à la
connaissance du niveau d’exploitation dans la région d’Annaba.
Le premier chapitre présente les données générales (présentation de l’espèce, description de la zone
d’étude et de ses caractéristiques physiques). Les méthodes d’étude utilisées sont également décrites
dans ce chapitre.
