Chapitre I : Données générales et Méthodes d’étude
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Le courant algérien prend naissance près de 0° Est, quand un canal de tourbillon anticyclonique
rejoint la côte algérienne (Millot, 1985 in Hemida 2005). Ce courant profond et d’une largeur de 30
à 40km, devient plus ample lors de sa progression vers l’Est (Benzohra et Millot, 1995). Il longe la
côte Est et devient instable à partir de 1 – 2°E. Les turbulences engendrent des tourbillons côtiers
(50 – 100km de diamètres) cycloniques et anticycloniquesLes tourbillons cycloniques deviennent
superficiels et tendent à disparaître au fur et à mesure qu’ils se dirigent vers l’Est (fig. I.6). Quant
aux tourbillons anticycloniques nommés tourbillons algériens, leur diamètre varie de 50 à 250 km et
durent plusieurs semaines voire près de trois ans (Puillat et al., 2002) et deviennent associés à des
upwellings. Ils ne sont donc pas induits par le vent et sont suffisamment importants pour provoquer
une intense productivité marine (Arnone et La Violette, 1986 in Hemida 2005).
2. Méthodes d’étude
2.1. Echantillonnage
Afin de pouvoir disposer du matériel biologique nécessaire pour la réalisation de la présente étude,
une fréquentation régulière et un prélèvement systématique d’échantillons disponibles auprès de
l’ensemble des points de ventes (points où D. maroccanus fut observé ou signalé), ont été effectués
du 08 aout 2012 au 19 septembre 2014. La zone couverte est essentiellement comprise entre Fouka
Marine et la frontière algéro-tunisienne.
Des prospections ciblées et appuyées par des fiches descriptives de l’espèce ont couvert, d’Est en
Ouest, les régions contiguës de celle où D. maroccanus est régulièrement observé (Bou Haroun,
Hamdania, Cherchell, Hadjret Enass, Larhat, Damous, Beni Haoua, Boucheghal, Ténès, El Marsa et
Mostaganem).
Cette stratégie d’échantillonnage nous a permis en premier lieu de disposer du matériel biologique
nécessaire pour l’étude des structures des populations sur deux régions différentes de la côte
algérienne, en plus de deux échantillons importés de Mauritanie et récupérés au marché de Ain
Benian (banlieue Ouest d’Alger).
Nous avons combiné nos observations aux observations antérieures de l’équipe halieutique du
laboratoire CVRM/ENSSMAL. Ces dernières proviennent de la région de Jijel, Cap Djinet et Fouka
Marine.
Pour l’étude de la dynamique des populations et l’estimation du niveau d’exploitation de cette
espèce dans les régions d’Annaba et d’El Kala où l’espèce est régulièrement chalutée. Nous avons
participé à deux sorties en mer : le 15/05/2013 dans le golf d’Annaba, et le 16/05/2013 dans la
région d’El Kala, ce qui nous a permis de relever à bord les mensurations de 531 individus.
La taille des échantillons ainsi que les dates de prélèvement sont reportées dans le tableau I.2.
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Le courant algérien prend naissance près de 0° Est, quand un canal de tourbillon anticyclonique
rejoint la côte algérienne (Millot, 1985 in Hemida 2005). Ce courant profond et d’une largeur de 30
à 40km, devient plus ample lors de sa progression vers l’Est (Benzohra et Millot, 1995). Il longe la
côte Est et devient instable à partir de 1 – 2°E. Les turbulences engendrent des tourbillons côtiers
(50 – 100km de diamètres) cycloniques et anticycloniquesLes tourbillons cycloniques deviennent
superficiels et tendent à disparaître au fur et à mesure qu’ils se dirigent vers l’Est (fig. I.6). Quant
aux tourbillons anticycloniques nommés tourbillons algériens, leur diamètre varie de 50 à 250 km et
durent plusieurs semaines voire près de trois ans (Puillat et al., 2002) et deviennent associés à des
upwellings. Ils ne sont donc pas induits par le vent et sont suffisamment importants pour provoquer
une intense productivité marine (Arnone et La Violette, 1986 in Hemida 2005).
2. Méthodes d’étude
2.1. Echantillonnage
Afin de pouvoir disposer du matériel biologique nécessaire pour la réalisation de la présente étude,
une fréquentation régulière et un prélèvement systématique d’échantillons disponibles auprès de
l’ensemble des points de ventes (points où D. maroccanus fut observé ou signalé), ont été effectués
du 08 aout 2012 au 19 septembre 2014. La zone couverte est essentiellement comprise entre Fouka
Marine et la frontière algéro-tunisienne.
Des prospections ciblées et appuyées par des fiches descriptives de l’espèce ont couvert, d’Est en
Ouest, les régions contiguës de celle où D. maroccanus est régulièrement observé (Bou Haroun,
Hamdania, Cherchell, Hadjret Enass, Larhat, Damous, Beni Haoua, Boucheghal, Ténès, El Marsa et
Mostaganem).
Cette stratégie d’échantillonnage nous a permis en premier lieu de disposer du matériel biologique
nécessaire pour l’étude des structures des populations sur deux régions différentes de la côte
algérienne, en plus de deux échantillons importés de Mauritanie et récupérés au marché de Ain
Benian (banlieue Ouest d’Alger).
Nous avons combiné nos observations aux observations antérieures de l’équipe halieutique du
laboratoire CVRM/ENSSMAL. Ces dernières proviennent de la région de Jijel, Cap Djinet et Fouka
Marine.
Pour l’étude de la dynamique des populations et l’estimation du niveau d’exploitation de cette
espèce dans les régions d’Annaba et d’El Kala où l’espèce est régulièrement chalutée. Nous avons
participé à deux sorties en mer : le 15/05/2013 dans le golf d’Annaba, et le 16/05/2013 dans la
région d’El Kala, ce qui nous a permis de relever à bord les mensurations de 531 individus.
La taille des échantillons ainsi que les dates de prélèvement sont reportées dans le tableau I.2.
