58
Il y a deux manières de déterminer une surcote. La méthode la plus sécuritaire et plus
précise exige l'utilisation d'un marégraphe. Celui-ci fait la mesure de la marée observée, qui
contient les effets météorologiques et maritimes. Pour obtenir la valeur de la marée, il suffit
donc de soustraire la marée prédite (marée astronomique) à la valeur de la marée observée. En
l'absence de marégraphes, il est possible d'estimer la surcote en calculant séparément la part
de la surcote barométrique et la part de la surcote anémométrique, en utilisant des formules
empiriques. Cette approche a été déjà appliquée par (Benavente et al 2006) sur une plage de
la côte andalouse (Espagne).
La surcote barométrique est calculée à l'aide de la loi du "baromètre inversé". Chaque
hectopascal inférieur à 1013 hPa fait monter le plan de « 1 cm » d'eau.
La surcote provoquée par la force des vents entrants peut être déterminée à partir de
l'expression de (Bowden 1983).
dξ = (ρ a C D W
2
ℊ
⁄ ρh)d x (éq III.1)
Où :
- ρa = densité de l’air (1,21 kg/m3)
- W = vitesse du vent en m/s 10-3
- CD = fonction de la vitesse du vent (voir Tab III.1)
- g = accélération de la pesanteur (9,81 m/s²)
- ρ= densité de l’eau de mer (eau à 12° = 1026 kg/m 3)
- h = profondeur de fermeture du profil en m, calculé par l’expression h = 2,28 He
68,5
- (He²/gTe²) où He et Te sont la hauteur et la période associée des vagues
excédantes seulement 12h par année.
- dx = fetch du centre de la dépression à la côte en m
Tableau III. 1 : Conversion du paramètre Cd en fonction de la vitesse du vent.
CD
W (m/s)
1,1 10
-3
5
1,4 10
-3
10
2 10
-3
20
3,2 10
-3
40
III.7.3.3. Etat de l’art sur la question du risque de submersion marine en
Méditerranée
Depuis la fin du XIXe siècle, le niveau de la mer a remonté de 15 à 20 cm, en raison de
la fonte des glaciers et le réchauffement des eaux océaniques, engendrées par le changement
climatique anthropique. Bien que les projections futures du niveau de la mer restent
incertaines, le niveau de la mer continuera à remonter au cours du 21e siècle (Marcos et al.
2016). Il s'agit là d'une préoccupation essentielle au futur pour la gestion des côtes à basse
altitude. Ces dernières seront plus exposées aux submersions marines durant les événements
maritimes extrêmes.
Il y a deux manières de déterminer une surcote. La méthode la plus sécuritaire et plus
précise exige l'utilisation d'un marégraphe. Celui-ci fait la mesure de la marée observée, qui
contient les effets météorologiques et maritimes. Pour obtenir la valeur de la marée, il suffit
donc de soustraire la marée prédite (marée astronomique) à la valeur de la marée observée. En
l'absence de marégraphes, il est possible d'estimer la surcote en calculant séparément la part
de la surcote barométrique et la part de la surcote anémométrique, en utilisant des formules
empiriques. Cette approche a été déjà appliquée par (Benavente et al 2006) sur une plage de
la côte andalouse (Espagne).
La surcote barométrique est calculée à l'aide de la loi du "baromètre inversé". Chaque
hectopascal inférieur à 1013 hPa fait monter le plan de « 1 cm » d'eau.
La surcote provoquée par la force des vents entrants peut être déterminée à partir de
l'expression de (Bowden 1983).
dξ = (ρ a C D W
2
ℊ
⁄ ρh)d x (éq III.1)
Où :
- ρa = densité de l’air (1,21 kg/m3)
- W = vitesse du vent en m/s 10-3
- CD = fonction de la vitesse du vent (voir Tab III.1)
- g = accélération de la pesanteur (9,81 m/s²)
- ρ= densité de l’eau de mer (eau à 12° = 1026 kg/m 3)
- h = profondeur de fermeture du profil en m, calculé par l’expression h = 2,28 He
68,5
- (He²/gTe²) où He et Te sont la hauteur et la période associée des vagues
excédantes seulement 12h par année.
- dx = fetch du centre de la dépression à la côte en m
Tableau III. 1 : Conversion du paramètre Cd en fonction de la vitesse du vent.
CD
W (m/s)
1,1 10
-3
5
1,4 10
-3
10
2 10
-3
20
3,2 10
-3
40
III.7.3.3. Etat de l’art sur la question du risque de submersion marine en
Méditerranée
Depuis la fin du XIXe siècle, le niveau de la mer a remonté de 15 à 20 cm, en raison de
la fonte des glaciers et le réchauffement des eaux océaniques, engendrées par le changement
climatique anthropique. Bien que les projections futures du niveau de la mer restent
incertaines, le niveau de la mer continuera à remonter au cours du 21e siècle (Marcos et al.
2016). Il s'agit là d'une préoccupation essentielle au futur pour la gestion des côtes à basse
altitude. Ces dernières seront plus exposées aux submersions marines durant les événements
maritimes extrêmes.
