183
IX.3. Discussion
Au cours des dernières années, plusieurs études ont été menées au sujet de la
vulnérabilité côtière vis-à-vis à L’élévation du niveau de la mer (Boruff et al. 2005). Dans la
présente étude, les résultats obtenus sous forme de cartes de vulnérabilité montrent que la baie
de Zemmouri est très vulnérable à L’Élévation du niveau de la mer notamment le risque de
l’érosion côtière et la submersion marine.
Les résultats obtenus de CVI ont montré que le secteur est du littoral étudié (du Cap
Blanc à la Station électrique) est plus vulnérable que celle du secteur Centre et secteur ouest.
Cette variation de vulnérabilité est expliquée par les caractéristiques géomorphologiques et
topographiques de la région.
La partie l’Est est plus vulnérable, elle est sous forme de plages sableuses sur
substratum basaltique, et des dunes avec des sables fins, caractérisées par une faible pente,
presque plate. De plus, elle enregistre une forte érosion depuis 1980 surtout à l'embouchure
d’Oued Isser.
Ce phénomène est dû à l’extraction du sable au niveau des plages de Zemmouri,
Mandoura (Fig.IX.12. a), au niveau des dunes de Zemmouri et Figuier, et au niveau de
l’embouchure d’Oued Isser. Par contre, la région s’étalant entre «la Station électrique
jusqu’au port du Cap Djinet Est» est moyennement vulnérable grâce à la présence des
ouvrages de protection (épis, brise-lame) (Fig. IX.12.b).
La partie centrale entre cap blanc jusqu’au lac de Réghaïa est plus ou moins vulnérable
par rapport à la région est, ceci est expliqué par la forme géomorphologique de la zone qui
présente des falaises détaillées avec des plages au pied des falaises. Dans ce cas, le risque de
vulnérabilité est exprimé par les effets des agents hydrodynamiques, tel que la houle de
direction NE considérée comme la plus érosive dans cette région, ce qui évoque la
démobilisation des processus hydro sédimentaires au pied des falaises (falaise de Boudouaou
El Bahri, falaise de corso) (Sallaye et al. 2018), présence des activités anthropiques (
urbanisation anarchique) sur la zone côtière (Fig.IX.12.c) qui perturbent les processus
morpho-hydrosédimentaire de la zone côtière. Ajoutant à cela l’extraction du sable au niveau
de l’embouchure de l’Oued Corso, et l’Oued Boudouaou El Bahri.
La partie l’Ouest entre lac de Réghaïa et Cap Matifou présente une vulnérabilité plus ou
moins faible, ceci est expliqué par la formation géologique de la zone sous forme des falaises
détaillées avec des roches volcaniques dures.
De point de vue socioéconomique, les résultats de CVIeco ont démontré que la majorité
du littoral est marqué par une vulnérabilité plus ou moins élevé, ceci s’explique par la
présence d’un port de pêche de Zemmouri et du Cap Djinet, la présence de l’unité de
production (Centrale électrique du Cap Djinet) (Fig.IX.12.d), les établissements d’éducation
et de santé, les routes nationales et les routes de wilaya et les complexes touristiques au bord
de la mer comme le complexe touristique de Zemmouri (Fig.IX.12.e). Ces dernières années,
ces zones subissent une forte urbanisation surtout après la période de décennie noire, de plus
ces zones possédaient un foncier libre, ainsi que la non-application de la loi littorale 02-022002 « qui interdit la construction dans la bande des 300m ». Ces facteurs expliquent la
dégradation du littoral, la perturbation des dunes (Fig.IX.12. f) et la présence de nombreux
ouvrages de protection contre l’action de la mer sur la bande littorale. Par ailleurs, les autres
Précédent

processus mis en Jeu dans l\'évolution Miorpho-dynamique de la baie zemmouri: Modélisation Hydro-Sédimentaire et cinématique du trait de Côte. - 199/243

Suivant