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VI.8.3. Cinématique du trait de côte à une grande échelle (1980- 2017)
Les résultats de l’analyse de l'évolution globale des changements de la position du
rivage durant ces 37 dernières années (1980- 2017) ont montré que tous les transects de la
zone d'étude (Est, Centre et Ouest) ont été soumis à un forte d’érosion. Les taux nets moyens
de recul calculés à partir de la méthode EPR, varient entre -6 m/an et +4.33 m/an avec un taux
de recul moyen de -1.3 m/an (Fig VI.13). Au niveau de la partie Est de la baie, on a enregistré
des accumulations au voisinage du port du Cap Djinet et au niveau de la plage de Djinet
familiale (Fig VI.14), leurs taux moyens nets de changement du rivage sont de +4.33 m/an.
Ces évolutions positives remarquables peuvent être dues au flux sédimentaire engendré par
les courants de dérive littorale Est-Ouest, ces sédiments sont piégés entre les ouvrages de
protection de Djinet et le port du Cap Djinet.
Sur la partie est, les plages les plus touchées par l’érosion sont celles de plage Mandoura
et plage Dar El Mandil.
Dans la partie centrale, les taux de recul d’EPR varient entre -5 à -0,8 m/an, soit -40m
à -180 m. Les plages de la partie Centrale (plage Sghiret jusqu’ à plage de Zemmouri Est) ont
enregistré un recul plus ou moins important, soit une érosion de l’ordre de -0,07 m/an à -2.17
m/an.
Sur la partie Ouest, les plages de Boumerdès, figuier et corso connaissent également un
recul de trait de côte, mais de moindre ampleur, soit un taux de recul qui varie entre -0.1 à -
2m/an (Fig VI. 15).
Figure VI. 13: Changements moyens de la vitesse d’évolution de la ligne de rivage en
baie de Zemmouri durant la période 1980_2017.
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