Introduction générale
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Le phytoplancton constitue un élément de qualité des milieux aquatiques. Ce
compartiment joue un rôle important dans les écosystèmes pélagiques côtiers. En effet, de par
sa position de principal producteur primaire des océans, il est en général, un élément
déterminant de la chaîne alimentaire profitable aux coquillages sauvages ou élevés. Il constitue
en effet l’essentiel de la nourriture pour les bivalves lamellibranches (Bourrelly, 1970).
Il arrive cependant, dans certaines conditions hydrologiques, climatologiques, et
nutritionnelles que des proliférations importantes de certaines de ces algues se produisent
régulièrement, notamment au printemps. Le plus souvent, ces phénomènes naturels, parfois
amplifiés par un enrichissement important du milieu en éléments nutritifs sont sans
conséquence néfaste. Cependant, dans certaines situations ces proliférations peuvent avoir des
effets négatifs occasionnant des pertes économiques considérables à l’aquaculture, à la pêche
et au tourisme par leur impact sur les espèces marines, l’environnement et/ou sur la santé
humaine. On parle alors de PAN (Acronyme de Prolifération d’Algues Nocives) ou HABs (en
Anglais, Harmful Algal Blooms). Les blooms phytoplanctoniques n’ont cessé de croître au
cours de ces dernières décennies. Ces événements toxiques et/ou nuisibles associés à la
prolifération de ces micro‐algues semblent se développer en termes d’occurrence, de répartition
spatiale, et de diversité des organismes impliqués, causant des préjudices croissants à la fois à
la santé humaine, mais également à l’économie liée à l’exploitation des ressources marines
(Smayda 1990, Sournia et al. 1991b, Hallegraeff 1993). Les espèces responsables appartiennent
aux Dinophycées, Chlorophycées, Chrysophycées, Cryptophycées, Euglénophycées,
Prymnesiophycées et Prasinophycées (Cox, 1980).
L’activité aquacole (conchylicole et pisciculture) est développée par de nombreux pays
pour pallier à la réduction des ressources halieutiques surexploitées par la surpêche. Cette
activité est régulièrement confrontée aux HABs qu’elle contribue à générer et à entretenir par
les produits azotés excrétés par les animaux d’élevage. Pour faire face à la recrudescence de ces
phénomènes, et leurs effets sur la santé publique et l’économie, de nombreux pays en Europe,
l’Australie, les État Unis, ont établi plusieurs programmes de recherche et de surveillance très
élaborés. Les sites aquacoles sont ainsi étroitement surveillés et les autorités concernées sont
régulièrement et rapidement alertées en cas d’apparition dans le milieu d’espèces
potentiellement problématiques.
En Algérie, les fruits de mer sont peu consommés et la production conchylicole reste
encore un peu limitée. Ceci peut expliquer le fait que nos populations aient été préservées des
intoxications par les HABs, malgré la présence de nombreuses espèces toxiques sur nos côtes
(Frehi et al., 2007 ; Illoul et al., 2008a). Il n’en demeure pas moins que ces dernières sont
susceptibles de générer, dans le futur, des épisodes toxiques, notamment, avec la création de
sites aquacoles et l’aménagement des zones littorales protégées. Le développement d'un
système d'alerte et de surveillance des efflorescences algales nuisibles implique une détection
rapide des proliférations à une échelle spatiale large. Cela permet une meilleure capacité de
prévision (Sourisseau et al., 2016). Dans ce contexte, En Algérie en 2015, un dispositif national
de suivi et d’évaluation de la salubrité des zones de pêche et d’aquaculture :
« SPHyTAL_2015 », a été mis en place, intitulé « Salubrité et peuplements phytoplanctoniques
au niveau des côtes Algériennes. L’objectif principal de ces efforts et investissements est
d’avoir une meilleure capacité de prévision d’adaptation et d'atténuation des risques liés aux
HABs de manière générale et en particulier de protéger la santé publique, les ressources
halieutiques, la structure et le fonctionnement des écosystèmes aquatiques, et ce par la
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Contribution a l\'étude du phytoplancton toxique et/ou nuisible au niveau d\'une ferme conchylicole: cas de la ferme \"Orcamarine\" Ain Taya - 15/121

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