Chapitre IV : Résultats et Discussion
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IV.6.Comparaison de nos résultats avec l’étude menée dans la Méditerranée
(Matteo B, 2018) :
En Méditerranée, une étude basée sur la surveillance des microplastiques pour comprendre les
sources, la répartition et l’abondance de la pollution microplastique, le long des eaux côtières
de toscanes (Italie), dans le cadre de la mise en œuvre de la directive-cadre sur la stratégie
marine européenne. Cette étude a été effectué par une équipe de recherche composé par :
Le Département des sciences physiques, de la terre et de l'environnement, Université de Sienne,
Consortium interuniversitaire national pour les sciences marines (CoNISMa)
Institut pour la protection de l'environnement et la recherche(ISPRA),
Il est possible de comparer leur résultat à ceux obtenus dans la baie de Bou-Ismail, car les deux
études ont été effectuées en Méditerranée, mais aussi parce que le protocole utilisé est presque
similaire sauf qu’ils ont été prélevés en deux saisons sur quatre transects à différentes distances
de la côte.
Tableau 9: Comparaison des résultats avec des études récents.
Hiver
Printemps
Etude
Nombres
moyenne des
microplastiques
Abondance moyennes
des particules/Km131
Nombres
moyenne des
microplastiques
Abondance moyennes
des particules/Km131
Etude de
l'Italie
76
71961,5
57
67761,2
Etude
actuelle
100
83750
178
148750
L'abondance moyenne de microplastiques en printemps estimée dans notre étude (148750
particules / Km²) est deux fois plus grandes que les résultats de la plage de Toscane, en
comparant avec l’étude faite par les italiens qui ont trouvé une abondance moyenne de
67761,2particules /Km². Les abondances relativement proches obtenues dans les deux études
en saison hivernal peut-être liée à la configuration spécifique du système semi-fermé
méditerranéen. De plus, la Méditerranée est soumise à un apport permanent de déchets. Ce
phénomène est illustré dans la baie de Bou-Ismail par l'écoulement de plusieurs Oueds, le plus
important étant l’Oued Mazafran.
Les conditions du milieu ainsi que les zones de prélèvements peuvent être la raison de cette
différence du nombre des microplastiques.
La différence entre les deux régions, est due probablement aux caractéristiques des
microplastiques qui favorisent l’accumulation dans les zones à faible hydrodynamisme c’est
le cas de la baie de Bou-Ismail par rapport à l’hydrodynamisme du bassin Liguro-Provençal qui
caractérise par les courants du Nord.
La comparaison entre les deux études nous permettons de proposer l’hypothèse de l’effet de la
courantologie sur la répartition des microplastiques au niveau de la Méditerranée.
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