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Figure 4 : Principaux types de déchets en Méditerranée (en %) (UNEP, 2011)
Comme dans l'océan, tous ces plastiques vont se fragmenter pour devenir des microplastiques.
Cette mer étant très vaste, les concentrations observées seront dès lors très variables en
Fonction de la zone étudiée. Les résultats d'une expédition effectuée en 2014 par le collectif
M.E.D (Méditerranée en Danger) révèlent des fortes concentrations en micro-plastiques le long
de la côte française (Nice et Cannes), avec environ 185000 micro-plastiques au km². D'autres
études menées à la station au large d’Albenga en Italie montraient des valeurs encore plus
importantes avec 330000 micro-plastiques au km². Selon Galgani & al, on retrouve encore plus
de déchets plastiques avec en moyenne plus de 892000 micro-déchets par km2 sur l'ensemble
de la zone, faisant de la Mer Méditerranée une des zones les plus affectées par les déchets
marins. Enfin, les scientifiques estiment que 83 % des plastiques recueillis sont plus petits que
5 mm (Cózar et al, 2015) In (Leclercq, 2014-2015). Tenant compte de ces différents ordres
de grandeur, la valeur mesurée par le professeur Galgani nous parait la plus pertinente lorsqu'on
sait qu'une seule boite jaune d'un certain cacao, bien connue du public se dégrade, selon Partick
Deixone, (membre de la Société des explorateurs français et fondateur des expéditions « 7ème
continent ») en 30000 particules de plastiques (Briand, 2014).
87,7 % des fragments observés sont à l''origine des objets plastiques rigides, comme des
bouteilles ou des capuchons. Le reste provient de la dégradation de filets de pêche, de mousses,
de sacs, etc. (Leclercq, 2014-2015)
La distribution inégale des fragments de plastiques laisse suggérer que la circulation des eaux
de surface en Méditerranée empêche la formation de zones de rétention dans le bassin (Cózar
et al, 2015) In (Leclercq, 2014-2015).
Dans la baie de Calvi, en Corse, Collignon & al ont étudié la variation annuelle de particules
de plastiques et de zooplanctons pendant un an. Il en ressort que sur un total de 38 échantillons,
environ 74 % contenaient des particules de plastiques de composition très variable. Une
concentration moyenne de 6,2 particules par 100 m² a été mesurée. Toutefois, certaines mesures
ont présenté des pics pouvant atteindre 69 particules par 100 m² pendant les périodes de faible
vent, soit 10 fois plus que la moyenne pour cette zone. La variabilité de ces ordres de grandeur
démontre à quel point la quantification de déchets plastiques au sein d'une mer aussi grande que
la Méditerranée parait complexe, tant au niveau du gigantisme de la surface étudiée qu'au
niveau des incertitudes des échantillonnages (Collignon, 2014) In (Leclercq, 20142015).(figure 5).
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