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INTRODUCTION GENERALE
L’intensité des activités humaines dans des régions entourant des mers fermées et semi-fermées,
telles que la Méditerranée, a toujours à long terme, une forte incidence environnementale se
traduisant par la détérioration physique des habitats, la surexploitation des ressources et la
pollution (RIVIERE, 1998 ; MEYBECK, 2004)
Le risque environnemental résultant des produits chimiques est de loin le plus préoccupant
compte tenu de la présence de nombreux produits potentiellement toxiques dans la nature Ainsi,
pour le milieu marin, la liste des polluants susceptibles d'être présents est longue : hydrocarbures,
pesticides, composés divers de synthèse, phosphates, métaux lourds, etc. (MOORE et al. 2004).
La recherche d'une amélioration continue de la protection de l'environnement nécessite une
bonne connaissance de la qualité du milieu marin, du devenir des produits qui y sont dispersés et
de l'évaluation de leurs impacts sur les écosystèmes.
L'écotoxicologie, ou toxicologie environnementale, est la discipline qui évalue les effets des
perturbations physiques et chimiques sur les êtres vivants, les voies de transfert des contaminants
et leur action sur l'environnement (TRUHAUT, 1977). Elle regroupe des études physicochimiques permettant de détecter la présence de contaminants dans le milieu naturel, ainsi que
des études biologiques afin de déterminer la réponse biologique des êtres vivants aux polluants
(LUOMA, 1990 ; DEPLEDGE, 1994 ; RAINBOW, 1995 ; MOORE et al. 2004).
Les bivalves ont été utilisés pour estimer la qualité des écosystèmes côtiers dans plusieurs
programmes de surveillance, tel que le Réseau National d'Observation de la qualité de l'eau
(RNO) en France et le Mussel Watch Project aux Etats-Unis (WADE et al., 1998). Ces projets
représentent un effort concerté permettant d'analyser les tendances spatiales et temporelles de la
contamination chimique de l'environnement marin en utilisant les huîtres et les moules comme
espèces indicatrices (LORTEAU et al., 1995).
Depuis quelques années, la communauté scientifique a pris conscience des effets à long terme
des composés toxiques et leurs risques potentiels pour les écosystèmes terrestres et aquatiques.
La majeure partie des polluants ne sont pas dégradables et ont de longues durées de vie dans les
écosystèmes marins. Des polluants toxiques présents dans l'eau ou fixés sur les matières en
suspension ou dans les sédiments peuvent pénétrer dans les cellules des organismes exposés et
modifier le fonctionnement cellulaire. Des modifications de composition, de concentration ou
d'activités de certaines substances peuvent alors être détectées par l'utilisation de biomarqueurs
(VAN DER OOST et al. 2003).
Cette étude s'inscrit dans le cadre de la recherche de biomarqueurs de toxicité permettant de
détecter l‘altération précoce des organismes aquatiques vivant au sein
d'écosystèmes
contaminés.
INTRODUCTION GENERALE
L’intensité des activités humaines dans des régions entourant des mers fermées et semi-fermées,
telles que la Méditerranée, a toujours à long terme, une forte incidence environnementale se
traduisant par la détérioration physique des habitats, la surexploitation des ressources et la
pollution (RIVIERE, 1998 ; MEYBECK, 2004)
Le risque environnemental résultant des produits chimiques est de loin le plus préoccupant
compte tenu de la présence de nombreux produits potentiellement toxiques dans la nature Ainsi,
pour le milieu marin, la liste des polluants susceptibles d'être présents est longue : hydrocarbures,
pesticides, composés divers de synthèse, phosphates, métaux lourds, etc. (MOORE et al. 2004).
La recherche d'une amélioration continue de la protection de l'environnement nécessite une
bonne connaissance de la qualité du milieu marin, du devenir des produits qui y sont dispersés et
de l'évaluation de leurs impacts sur les écosystèmes.
L'écotoxicologie, ou toxicologie environnementale, est la discipline qui évalue les effets des
perturbations physiques et chimiques sur les êtres vivants, les voies de transfert des contaminants
et leur action sur l'environnement (TRUHAUT, 1977). Elle regroupe des études physicochimiques permettant de détecter la présence de contaminants dans le milieu naturel, ainsi que
des études biologiques afin de déterminer la réponse biologique des êtres vivants aux polluants
(LUOMA, 1990 ; DEPLEDGE, 1994 ; RAINBOW, 1995 ; MOORE et al. 2004).
Les bivalves ont été utilisés pour estimer la qualité des écosystèmes côtiers dans plusieurs
programmes de surveillance, tel que le Réseau National d'Observation de la qualité de l'eau
(RNO) en France et le Mussel Watch Project aux Etats-Unis (WADE et al., 1998). Ces projets
représentent un effort concerté permettant d'analyser les tendances spatiales et temporelles de la
contamination chimique de l'environnement marin en utilisant les huîtres et les moules comme
espèces indicatrices (LORTEAU et al., 1995).
Depuis quelques années, la communauté scientifique a pris conscience des effets à long terme
des composés toxiques et leurs risques potentiels pour les écosystèmes terrestres et aquatiques.
La majeure partie des polluants ne sont pas dégradables et ont de longues durées de vie dans les
écosystèmes marins. Des polluants toxiques présents dans l'eau ou fixés sur les matières en
suspension ou dans les sédiments peuvent pénétrer dans les cellules des organismes exposés et
modifier le fonctionnement cellulaire. Des modifications de composition, de concentration ou
d'activités de certaines substances peuvent alors être détectées par l'utilisation de biomarqueurs
(VAN DER OOST et al. 2003).
Cette étude s'inscrit dans le cadre de la recherche de biomarqueurs de toxicité permettant de
détecter l‘altération précoce des organismes aquatiques vivant au sein
d'écosystèmes
contaminés.
