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5. Évaluation des ressources et de la variabilité de l'énergie des vagues
5.1. Répartition spatiale des flux d'énergie des vagues.
La carte de répartition spatiale du flux moyen d'énergie des vagues dans le bassin ouest
Méditerranéen (Figure III-4) montre la présence d'une ressource énergétique élevée dans la partie nord
du bassin entre la Sardaigne et Mahon qui dépasse 18 kW/m de moyenne avec un coefficient de
variation de 19% qui se propage à l'est de la côte algérienne. Dans la partie ouest du bassin, un autre
point chaud est également observé avec un flux moyen de puissance des vagues de 12,5 kW/m et un
coefficient de variation de 10%. En se référant à la carte bathymétrique, on observe que la vague
atteint le plateau continental algérien (200 m de profondeur) avec un flux moyen de puissance des
vagues d'environ 7,5 kW/m dans la partie occidentale, ~10 kW/m dans la partie centrale et ~12 kW/m
dans la partie orientale du bassin. La même distribution spatiale du flux de puissance (Figure III-4) a
été enregistrée dans toutes les études précédentes (Besio et al., 2016 ; Liberti et al., 2013 ; Ponce de
León et al., 2016) appliquées en Méditerranée occidentale d'un point de vue qualitatif.
Quantitativement, Liberti et al (2013) ont obtenu un flux moyen de puissance des vagues de 10,33
kW/m au large du cap Bougaroune (6,43°E x 37,02°N) pendant 10 ans entre 2001 et 2010, résultat
qui sous-estime le flux énergétique moyen obtenu pendant la présente étude en utilisant le modèle
SWAN calibré et validé par des observations faites sur le littoral algérien, soit 12,35 kW/m pendant
la même période et dans la même région. La même observation a été notée en comparant les résultats
obtenus avec ceux de Besio et al, (2016) qui ont trouvé un flux moyen de puissance des vagues de
9,10 kW/m au large de la province d'Annaba 7,675°E x 37,250°N pendant 35 ans contre un flux moyen
de 12,16 kW/m obtenu dans la présente étude pendant la même période et au même emplacement.
Concernant la distribution maximale d'énergie sur la période de 39 ans (Figure III-4), on observe un
flux de puissance maximum supérieur à 700 kW/m dans les parties Est et Ouest du bassin algérien,
ainsi que dans le large de la capitale Alger.
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