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1. Introduction
Comme la plupart des pays du monde, l'Algérie connaît une croissance significative de la
consommation d'électricité (Bouchouicha et al., 2016), cette croissance associée aux problèmes de
réchauffement climatique, au problème de pollution marine et atmosphérique des centrales thermiques
installées le long de la cote algérienne et à la nécessité de préserver les ressources énergétiques
fossiles, nécessite une exploitation des ressources énergétiques renouvelables et durables. Pour
trouver des solutions globales et durables à ces problèmes, le Ministère algérien de l'Energie et des
Mines (MEM) a développé un programme national qui vise à fournir 40% des énergies renouvelables
dans la production d'électricité en 2030 (Stambouli et al., 2012). Dans le cadre de ce programme,
plusieurs zones potentielles basées sur les ressources énergétiques solaires, éoliennes et
géothermiques ont été identifiées (Bouchouicha et al., 2015 ; Himri et al, 2009 ; Mahmoudi et al, 2010
; Merzouk, 2000). Cette recherche a montré que les importantes ressources en énergie solaire et
éolienne se situent dans la partie sud saharienne du pays. Cependant, selon les statistiques de la société
nationale de production d'électricité (Sonelgaz), plus de 40% de l'électricité est consommée par les
provinces côtières qui couvrent 1,8% du pays (Kateb, 2003). En conséquence, et compte tenu du
développement continu des WEC (Convertisseur d’énergie des vague) au cours des dernières années
(Drew et al., 2009 ; Farley, 2018 ; Fernandez et al., 2012 ; Kofoed et al., 2006 ; Martinelli et al., 2011),
l'énergie des vagues présentée sous forme condensée d'énergie éolienne (Akpınar et al., 2017) peut
constituer une source essentielle d'énergie renouvelable exploitable dans ces zones à consommation
importante. Par conséquent, l'évaluation de la propagation de l'énergie marine est une tâche très
importante non seulement pour son exploitation mais aussi pour son rôle destructeur dans la zone
côtière, elle peut constituer un risque de navigation, d'amarrage, de baignade et de stabilité côtière
(Amarouche et al., 2017).
La côte algérienne se caractérise par un plateau continental étroit qui dissipe l'énergie des vagues
près de la côte ou directement sur la côte. Au cours de cette dernière année, plusieurs recherches se
sont concentrées sur l'évaluation du potentiel d'énergie des vagues dans le bassin Méditerranéen
occidental (Besio et al., 2016 ; Liberti et al., 2013 ; Ponce de León et al., 2016 ; Vicinanza et al.,
2013), ces recherches ont atteint des résultats très prometteurs sur les côtes espagnole et italienne avec
un taux annuel dépassant 100 MWh/m/an sur les côtes ouest de Sardaigne en Italie (Liberti et al.,
2013). Dans la récente étude développée par Besio et al (2016), la côte algérienne a été déterminée
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Méthodologie pour la localisation des zones de forte énergie houlomotrice en combinant les modèles numériques et les observations in-situ: - 85/173

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