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1. Introduction
Comme dans la plupart des pays du monde, l'Algérie se caractérise par une forte concentration de
population sur son littoral liée aux fortes activités touristiques et économiques développées dans cette
zone. La pression exercée par ces activités côtières en plus du changement climatique les expose à des
risques naturels élevés (Sı̇ mav et al., 2013). D'autre part, les différentes études et aménagements
côtiers liés à ces activités nécessitent une bonne connaissance du potentiel d’énergie des vagues
maximal qui se propage le long des côtes Algériennes, et donc une bonne connaissance des régimes
de tempêtes (Guisado-Pintado et al., 2014), afin d'assurer le dimensionnement et le renforcement
économique et durable des infrastructures portuaires et côtières et afin de déterminer en temps
opportun les zones côtières sensibles aux risques naturels de grande amplitude.
En Méditerranée, plusieurs études (Bertotti et al., 2012 ; Bosom et Jiménez, 2011 ; Jimenez et al.,
2009 ; Katz et Mushkin, 2013 ; Maouche et al., 2009 ; Sartini et al., 2017 ; Sulis et al., 2017) ont porté
sur l'évaluation des vagues extrêmes, des tempêtes et des tsunamis probables. Sur les côtes centrales
algériennes, telles que présentées par (Maouche et al., 2009), plusieurs grandes accumulations de
blocs ont été suspectées d'être le résultat de tempêtes catastrophiques ou de tsunamis. Selon (Sartini
et al., 2017), c'est dans le bassin algérien que l'on enregistre les plus hauts niveaux de retour de vagues
extrémes. Il est donc difficile de déterminer l'événement à l'origine de l'accumulation de blocs rocheux
sur les côtes algériennes s'ils sont causés par un tsunami ou par des vagues de retour extrêmes. Ainsi,
le bassin algérien est exposé à la fois aux tempêtes violentes (Nacef et al., 2016) et aux différentes
activités cycloniques de la mer Méditerranée (Sartini et al., 2017).
Au cours des dernières décennies, les tempêtes marines ont provoqué plusieurs catastrophes
économiques, matérielles et humaines sur les côtes du centre d'Algérie. Des dommages aux
infrastructures côtières, une érosion côtière importante, des maisons côtières démolies, des falaises
fragilisées, des naufrages (avec des morts) et des inondations portuaires ont été enregistrés (Figure
IV-1). Actuellement, sur seulement 150 Km de côtes, plus de 70 ouvrages de protection côtière ont
été installés ou sont en cours d'installation pour contrer l'énergie destructive des vagues de tempête.
Ces dégâts peuvent avoir un impact considérable sur l'économie du pays compte tenu du coût élevé
de la reconstruction des zones endommagées, et exigent que l'ampleur de ces tempêtes soit anticipée
afin de prendre les précautions nécessaires contre ces catastrophes naturelles (Akpinar et al, 2017).
1. Introduction
Comme dans la plupart des pays du monde, l'Algérie se caractérise par une forte concentration de
population sur son littoral liée aux fortes activités touristiques et économiques développées dans cette
zone. La pression exercée par ces activités côtières en plus du changement climatique les expose à des
risques naturels élevés (Sı̇ mav et al., 2013). D'autre part, les différentes études et aménagements
côtiers liés à ces activités nécessitent une bonne connaissance du potentiel d’énergie des vagues
maximal qui se propage le long des côtes Algériennes, et donc une bonne connaissance des régimes
de tempêtes (Guisado-Pintado et al., 2014), afin d'assurer le dimensionnement et le renforcement
économique et durable des infrastructures portuaires et côtières et afin de déterminer en temps
opportun les zones côtières sensibles aux risques naturels de grande amplitude.
En Méditerranée, plusieurs études (Bertotti et al., 2012 ; Bosom et Jiménez, 2011 ; Jimenez et al.,
2009 ; Katz et Mushkin, 2013 ; Maouche et al., 2009 ; Sartini et al., 2017 ; Sulis et al., 2017) ont porté
sur l'évaluation des vagues extrêmes, des tempêtes et des tsunamis probables. Sur les côtes centrales
algériennes, telles que présentées par (Maouche et al., 2009), plusieurs grandes accumulations de
blocs ont été suspectées d'être le résultat de tempêtes catastrophiques ou de tsunamis. Selon (Sartini
et al., 2017), c'est dans le bassin algérien que l'on enregistre les plus hauts niveaux de retour de vagues
extrémes. Il est donc difficile de déterminer l'événement à l'origine de l'accumulation de blocs rocheux
sur les côtes algériennes s'ils sont causés par un tsunami ou par des vagues de retour extrêmes. Ainsi,
le bassin algérien est exposé à la fois aux tempêtes violentes (Nacef et al., 2016) et aux différentes
activités cycloniques de la mer Méditerranée (Sartini et al., 2017).
Au cours des dernières décennies, les tempêtes marines ont provoqué plusieurs catastrophes
économiques, matérielles et humaines sur les côtes du centre d'Algérie. Des dommages aux
infrastructures côtières, une érosion côtière importante, des maisons côtières démolies, des falaises
fragilisées, des naufrages (avec des morts) et des inondations portuaires ont été enregistrés (Figure
IV-1). Actuellement, sur seulement 150 Km de côtes, plus de 70 ouvrages de protection côtière ont
été installés ou sont en cours d'installation pour contrer l'énergie destructive des vagues de tempête.
Ces dégâts peuvent avoir un impact considérable sur l'économie du pays compte tenu du coût élevé
de la reconstruction des zones endommagées, et exigent que l'ampleur de ces tempêtes soit anticipée
afin de prendre les précautions nécessaires contre ces catastrophes naturelles (Akpinar et al, 2017).
