5. Intégration et migration des bases de données
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L’intégration doit
respecter les
principes de la
modélisation des
données
La réponse se trouve dans les principes de la modélisation des
données que nous avons approfondis à la section 2.3. Les règles de
modélisation 1 à 7 énoncées dans cette section permettent de traduire
méthodiquement un modèle d'entité-association en un schéma de base
de données relationnelle. Des règles similaires s’appliquent à
l’intégration ou à la migration des ensembles de données. Par
conséquent, dans la conversion des bases de données, il n'est pas
toujours correct de décomposer chaque ensemble d’entités en un
nombre quelconque de tables, ou de combiner en une seule table
plusieurs ensembles d’entités arbitrairement choisis. Ce n'est qu'au
moment d’exploiter une base de données relationnelle que nous
sommes libres de sélectionner ou de combiner des informations à
notre manière.
Comment sortir
du chaos des
données ?
Si les systèmes applicatifs hérités du passé étaient correctement
conçus et mis en œuvre avec leurs bases de données hétérogènes, les
règles de conversion de type 1 à 5 permettraient leur transition au
relationnel sans difficulté. Cependant, la réalité nous montre que les
bases de données étaient souvent bâties de manière inadéquate et
limitées à un domaine d'application particulier. Ainsi, même de nos
jours, on constate qu'une architecture de données globale de
l'entreprise est souvent absente ou, tout au plus, à l'état de projet en
construction. Comment pouvons-nous contourner les lacunes d'un
système si les règles de transformation 1 à 5 ne suffisent pas ?
La conversion de
type 6 décompose
les ensembles
d’entités
La conversion de type 6 permet de décomposer indirectement les
entrées d'un ensemble d’entités en plusieurs tables. En appliquant ce
type de transformation illustrée par la figure 5-8, une partie des
attributs de l’ensemble d’entités C est indirectement convertie en une
table C3 et le reste en une table C4. Un problème se pose lorsqu'il faut
reconstituer l’ensemble d’entités C : si à chaque entrée dans C3 ne
correspond plus exactement une entrée dans C4, la reconstruction
univoque de l’ensemble d’entités C à partir des tables C3 et C4 n'est
plus garantie. Cela arrive, par exemple, après la suppression d’un
certain nombre de tuples dans C4.
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