4 Les composants
de l'architecture d'un système
de bases de données
4.1 Vue d’ensemble de l'architecture du
système
Parmi les points forts d'un système de bases de données
relationnelles, nous avons mis en relief le fait qu'aucune connaissance
préalable de la structure interne d'un tel système n'est requise pour
utiliser les langages de requête et de manipulation de données qui
constituent l'interface entre le système et l'utilisateur. Quel est alors
l'intérêt de ce chapitre entièrement consacré à l'architecture des
systèmes de bases de données relationnelles ?
Avènement de
l’approche
ensembliste
Les langages relationnels d'interrogation et de manipulation de
données sont des langages descriptifs qui définissent des commandes
expressives du style «Donnez-moi la liste de tous les employés
domiciliés à Fribourg !» L'intérêt consiste maintenant à comprendre le
mécanisme par lequel un système de bases de données traduit et
exécute une requête ensembliste. Au commencement de la théorie des
bases de données relationnelles, la principale préoccupation était de
savoir s'il est possible de rendre opérationnel un système de bases de
données ensembliste et comment le faire fonctionner. Ainsi, par
exemple, les opérations de jointure sont longues et coûteuses dans des
applications de bases de données relationnelles. Nous avons déjà
appris qu'une jointure est équivalente à un produit cartésien combiné
avec une sélection. Or, le produit cartésien de deux tables est un
résultat intermédiaire qui peut être fort volumineux. Tôt ou tard,
même l'utilisateur occasionnel en ressentira les conséquences : le
temps d'attente d'une réponse à sa requête lui paraîtra excessivement
long. En outre, il sera surpris de constater qu'une condition de
sélection peut sensiblement réduire la taille d'une table résultat. Cela
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