Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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probablement le facteur majeur conditionnant le comportement des eaux de surface par rapport
au CO2 (températures de surface élevées en été : 20–27°C) : coefficient de corrélation entre la
température et la pCO2 de 0,84. Ce constat a aussi été fait par plusieurs auteurs (Bégovic et
Copin-Montégut, 2002; D’Ortenzio et al., 2008; Louanchi et al., 2009). Bégovic et CopinMontégut (2002) ont observé que le site DYFAMED est un puits de CO2 de l’automne jusqu’au
début du printemps et une source durant le reste de l’année, en expliquant les conditions
estivales par les hautes températures qui caractérisent la saison. Dans le même contexte,
D’Ortenzio et al. (2008) ont montré que la Méditerranée occidentale devient toujours une
source de CO2 pour l’atmosphère, à partir de Février-Mars. Le gradient croissant de pCO2, en
raison de l’augmentation du TCO2, en se dirigeant vers l’est a aussi été observé par plusieurs
auteurs en utilisant des approches différentes (D’Ortenzio et al., 2008; Gemayel, 2015; Rivaro
et al., 2010; Taillandier et al., 2012). Ces derniers auteurs associent la variabilité de pCO2 aux
processus physiques (mélange des eaux, échange air-mer, salinité, température) et dans une
moindre mesure à la production primaire. En effet, Taillandier et al. (2012) ont démontré que
les échanges air-mer et le mélange des eaux contribuent à 20–30 % et 50 %, respectivement, à
la variabilité de pCO2 de surface. Selon Gemayel (2015), pour les années 2007 et 2013, la
température des eaux de surface est responsable de 34 % et 76 % de la variabilité de pCO2,
respectivement.
L’influence de l’activité à méso-échelle est visible dans la distribution de surface de tous les
paramètres représentés du système des carbonates avec une distribution en méandres, qui
caractérise particulièrement le sud du bassin Algérien. Ceci est confirmé par la Figure 28.h. En
effet, l’activité à méso-échelle affecte la distribution de tous les paramètres géochimiques en
entrainant les eaux de surface à des profondeurs pouvant atteindre les 200 m pour les tourbillons
anticycloniques décrits plus haut. Néanmoins, cette activité à méso-échelle montre une grande
variabilité spatio-temporelle, ce qui est en accord avec les conclusions de Hainbucher et al.
(2015).
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probablement le facteur majeur conditionnant le comportement des eaux de surface par rapport
au CO2 (températures de surface élevées en été : 20–27°C) : coefficient de corrélation entre la
température et la pCO2 de 0,84. Ce constat a aussi été fait par plusieurs auteurs (Bégovic et
Copin-Montégut, 2002; D’Ortenzio et al., 2008; Louanchi et al., 2009). Bégovic et CopinMontégut (2002) ont observé que le site DYFAMED est un puits de CO2 de l’automne jusqu’au
début du printemps et une source durant le reste de l’année, en expliquant les conditions
estivales par les hautes températures qui caractérisent la saison. Dans le même contexte,
D’Ortenzio et al. (2008) ont montré que la Méditerranée occidentale devient toujours une
source de CO2 pour l’atmosphère, à partir de Février-Mars. Le gradient croissant de pCO2, en
raison de l’augmentation du TCO2, en se dirigeant vers l’est a aussi été observé par plusieurs
auteurs en utilisant des approches différentes (D’Ortenzio et al., 2008; Gemayel, 2015; Rivaro
et al., 2010; Taillandier et al., 2012). Ces derniers auteurs associent la variabilité de pCO2 aux
processus physiques (mélange des eaux, échange air-mer, salinité, température) et dans une
moindre mesure à la production primaire. En effet, Taillandier et al. (2012) ont démontré que
les échanges air-mer et le mélange des eaux contribuent à 20–30 % et 50 %, respectivement, à
la variabilité de pCO2 de surface. Selon Gemayel (2015), pour les années 2007 et 2013, la
température des eaux de surface est responsable de 34 % et 76 % de la variabilité de pCO2,
respectivement.
L’influence de l’activité à méso-échelle est visible dans la distribution de surface de tous les
paramètres représentés du système des carbonates avec une distribution en méandres, qui
caractérise particulièrement le sud du bassin Algérien. Ceci est confirmé par la Figure 28.h. En
effet, l’activité à méso-échelle affecte la distribution de tous les paramètres géochimiques en
entrainant les eaux de surface à des profondeurs pouvant atteindre les 200 m pour les tourbillons
anticycloniques décrits plus haut. Néanmoins, cette activité à méso-échelle montre une grande
variabilité spatio-temporelle, ce qui est en accord avec les conclusions de Hainbucher et al.
(2015).
